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Pratique

Prostate et pannes sexuelles

Érection après chirurgie pour cancer de la prostate

Catherine Solano le 14/07/2010 à 15:22
Érection après chirurgie pour cancer de la prostate  pannes sexuelles

Après avoir interviewé le Pr Frédéric Staerman, chirurgien urologue à Reims, je vous donne les chiffres exacts...

En cas de cancer de la prostate, le chirurgien doit vous demander, avant toute intervention, si vous avez une activité sexuelle, et, même si vous n'en avez pas, s'il est important pour vous de conserver cette possibilité.
Si c'est le cas, il fera son possible pour conserver vos bandelettes. C'est quoi les bandelettes ? Il s'agit des nerfs érecteurs, indispensables à l'érection.
Pendant l'opération, le chirurgien conserve les bandelettes si cela ne met pas votre santé en péril. Dans certains cas, les cellules cancéreuses arrivent à ce niveau et il lui est impossible de les conserver.
Donc, en cas de préservation des deux bandelettes (il y en a une de chaque côté), vous pouvez retrouver une érection.
Sans traitement associé, juste en attendant, après une opération pour cancer de la prostate avec respect des bandelettes, 40 % des hommes retrouvent spontanément leur érection au bout d'1 ans. Pas terrible ? Oui, mais c'est un chiffre réel et honnête. Et puis au bout de 2 ans, 80 % des hommes retrouvent leur érection. C'est déjà mieux. Ce n'est pas 100 % ? C'est vrai.
Mais il est sans doute possible de faire un peu mieux et d'aller plus vite : en activant l'érection par des injections intracaverneuses ou par l'utilisation du vacuum ou pompe à érection...
Et cela aussi votre chirurgien vous le proposera.




Pour votre érection, prévenez le cancer de la prostate...

Catherine Solano le 15/12/2009 à 22:12
Pour votre érection, prévenez le cancer de la prostate...  pannes sexuelles

Une campagne réalisée au Luxembourg en 2007. Une très bonne idée.

Le cancer de la prostate entraîne beaucoup de troubles de l'érection, de par lui-même, mais aussi à cause des traitements agressifs pour le soigner.
C'est pourquoi dépister tôt permet de vivre plus longtemps et de continuer à profiter d'une vie sexuelle agréable.
Donc à partir de 50 ans, pensez à :
- En parler à votre médecin.
- Pratiquer régulièrement une prise de sang de dépistage qui dose les PSA dans le sang.
- Pratiquer un toucher rectal, c'est-à-dire une palpation de la prostate indispensable pour compléter la prise de sang.
- Suivre un régime anticancer qui peut empêcher les cancers de la prostate d'apparaître, ou même faire régresser quelques cellules cancéreuses... (si vous êtes motivé, mais à mon avis, ça vaut la peine)
J'en reparlerai.
Si je m'intéresse à ce sujet, c'est que
- je suis sexologue ;
- Que j'ai co-écrit un livre qui s'appelle Prévenir (cancers, alzheimer et infarctus) qui cite des études très sérieuses prouvant que l'on peut bien lutter contre les cellules cancéreuses en prévention.

PS :ça ne vous fait pas un peu penser à l'affiche d'un spectacle de Jean-Marie Bigard qui met le paquet ? J'adore Bigard, même si pas mal de monde trouve ça parfois lourdingue (c'est vrai), mais ça ne l'empêche pas d'être drôle. Car ce qui est dramatique c'est à mon avis ce qui est lourd ET pas drôle... Je ne cite personne, mais je n'en pense pas moins.

Note : si vous laissez un commentaire, il n'apparaît pas immédiatement, car je dois les modérer... à cause de personnes indélicates. Je vous demande de m'en excuser, mais je ne rêve pas d'un blog pollué.




Où ça continue... Chirurgie de la prostate et pannes sexuelles (suite)

Catherine Solano le 09/10/2009 à 03:06
Où ça continue... Chirurgie de la prostate et pannes sexuelles (suite)  pannes sexuelles

Que faire pour cet homme de 69 ans sans érection après une chirurgie agressive pour cancer de la prostate ?

J’ai bien sûr commencé à lui demandé ce qu’il avait déjà fait pour améliorer son érection.
Il a essayé Viagra, Levitra et Cialis. Effet zéro. C’est normal, puisque ce sont des facilitateurs de l’érection. Quand l’érection est vraiment à zéro, à cause d’une chirurgie agressive, ces médicaments sont rarement efficaces, en tout cas dans un premier temps.
Son chirurgien, (bien embêté quand même !) lui a proposé des injections intracaverneuses, piqûres que l’on fait dans le pénis, dans un corps caverneux et qui provoquent une érection. Résultat : cela marchait, il y avait une érection mais tellement douloureuse qu’il « ne pouvait pas en profiter » m’explique son épouse…
Alors est-ce que ce couple doit tirer un trait sur sa vie sexuelle ?
Non, il y a encore des solutions. Voici ce que j’ai proposé :
Solution n° 1 : utiliser un anneau pénien avec effet de bascule qui peut, avec un entraînement réussir à entraîner des érections. C’est une sorte de rééducation. C’est le moyen le moins agressif, et aussi le moins cher (même si l’anneau n’est pas forcément donné).
Solution numéro 2 : Les injections intracaverneuses, mais à faibles doses, donc non douloureuses, non pour provoquer une érection importante, mais pour ré-entrainer le pénis à avoir des érections, même s’il s’agit au début de petites érections. Et par la suite, augmenter progressivement les doses.
Solution 3 : Utiliser un anneau pénien associé à un vaccum, ou pompe à vide, dispositif qui reproduit un effet ventouse sur le pénis et qui permet donc au sang d’y affluer.
Solution 4 : L’implant pénien qui nécessite une chirurgie et qui est un geste plus lourd. Mais il peut être intéressant si les autres solutions ne se révèlent pas efficaces…

Et puis, j’ajoute que, bien sûr, j’avais un bilan sanguin de cet homme pour vérifier s’il n’avait pas par exemple, une hyperprolactinémie ou une testostérone très basse. Mais non, tout était normal. (enfin, à part son diabète, son cholestérol et son hypertension artérielle !)



Où ça commence par un coup de gueule ! Chirurgie de la prostate et dysfonction érectile (à suivre)

Catherine Solano le 10/09/2009 à 10:15
Où ça commence par un coup de gueule ! Chirurgie de la prostate et dysfonction érectile (à suivre)  pannes sexuelles

La chirurgie de la prostate est parfois très néfaste pour l'érection....Comme dans un cas réel que je vais vous raconter.

J’ai vu cette semaine en consultation, un homme de 69 ans, accompagné par sa femme. Il souffre d’une absence totale d’érection. Il s’est fait opérer de la prostate il y a un an pour un cancer. Je lis son compte-rendu opératoire, et le chirurgien a noté : « Comme le patient est diabétique, il n’est pas procédé à la conservation des nerfs érecteurs »…

Je n’en crois pas mes yeux ! Est-ce que les diabétiques sont interdits de vie sexuelle par ce chirurgien ? Est-ce qu’il pense qu’ils n’aiment pas ça ? Est-ce qu’on ne mérite pas d’avoir de plaisir quand on est diabétique ?
Je lis cette phrase au couple qui est devant moi, et j’explique que ce n’est pas étonnant que l’érection ait disparu, car, sans les nerfs concernés, le désir est bien là, mais il n’est pas transmis jusqu’au pénis qui ne peut donc réagir…
« - C’est ce que je pensais exprime la dame. Le chirurgien a dit à mon mari : « de toutes manières, à votre âge … » Je me sens encore plus énervée. Et je leur demande
- Quel âge a ce chirurgien ?

- Environ 40 ou 45 ans »…

- Et bien, je peux vous dire que quand il aura 69 ans (année érotique au fait, mais pas pour tout le monde apparemment !), et bien, quand il aura 69 ans, lui, il se trouvera très jeune, je vous le prédis ! Parce que, 69 ans, c’est jeune ! Un de mes collègues raconte que son patient le plus âgé avait 99 ans. Il venait le voir en disant « mes érections commencent à être moins bonnes ; que faire ? »

Comme je ne suis pas un juge quand même, je m’informe un peu plus !
- Quelquefois, quand on a un cancer de la prostate, le chirurgien est obligé d’abîmer les nerfs érecteurs pour bien enlever toutes les cellules cancéreuses. Dans ce cas, il doit choisir entre votre vie et votre érection. Donc, on choisit toujours la vie !

- « Je crois que c’est ça », me répond cet homme. Quand j’ai dit au chirurgien que je n’avais plus aucune érection, il m’a dit qu’il avait été obligé d’aller chercher un peu trop loin les cellules cancéreuses pour préserver ces nerfs.

- « Ouf », je me dis dans ma tête, ce chirurgien n’est pas si affreux que ça !

- Mais, ajoute la dame, je crois qu’il a dit ça pour se rattraper, parce que moi, je crois qu’il n’a pas fait attention, un point c’est tout…


Qui a tort, qui a raison ? Peu importe. Cet homme n’a plus de possibilités d’érection et faire des suppositions n’y changera rien !
J’ajoute qu’avant son opération, cet homme, diabétique depuis 20 ans, traité pour hypertension et hypercholestérolémie avait d’excellentes érections malgré ces problèmes de santé et les traitements qui s’ensuivent ! Donc, même à 69 ans, avec la totale, diabète, hypertension, hypercholestérol, l’érection peut très bien fonctionner !
J’en profite pour dire que c’était un très bel homme (et je n’ajoute pas « pour son âge ! ») qui semblait avoir une très bonne entente avec sa femme (mariés depuis 50 ans !) et qui me disait « j’ai envie, mais l’érection ne suit pas ». Et visiblement, elle aussi le regrettais.

Un conseil : si un jour, vous allez voir un chirurgien qui doit vous opérer de la prostate, insistez bien pour expliquer que votre érection est importante pour vous, quel que soit votre âge, et votre statut de couple. (on peut tenir à son érection, même quand on vit seul !) Un, bon chirurgien prendra cela en compte, dans la mesure du possible évidemment.

À suire pour répondre à la question : Que faire pour cet homme de 69 ans sans érection après une chirurgie agressive pour cancer de la prostate ?




Une alimentation anticancer de la prostate...

Catherine Solano le 10/10/2008 à 15:12
Une alimentation anticancer de la prostate...  pannes sexuelles

Les traitements des cancers de la prostate sont souvent très nocifs pour l'érection. Ils entraînent des dysfonctions érectiles sévères. Voici une étude passionnante pour agir contre ces cellules cancéreuses, en traitement ou en prévention.

Ce texte est extrait du livre "Prévenir Alzheimer, cancers, infarctus" que j'ai publié chez Robert Laffont en collaboration avec le Dr Philippe Presles. (www.prevenir.fr)

Un chercheur, Dean Ornish (en photo ci-dessus), vient de publier un résultat passionnant :
Son étude porte sur des hommes atteints de cancers de la prostate à un stade précoce. Tous ces hommes ont refusé, pour des raisons personnelles, de se faire traiter de la manière habituelle.
Deux groupes ont été formés :
- Le premier groupe ne changeait rien à ses habitudes de vie.
- Le deuxième groupe devait modifier son comportement : adopter un régime végétarien pauvre en graisses comprenant principalement des fruits, des légumes, des céréales et des légumineuses complètes avec du soja, des vitamines et des minéraux. D’autre part, les hommes de ce groupe devaient pratiquer des exercices physique aérobie modérés, du yoga et de la méditation, et participer à un groupe d’entraide une fois par semaine.
Au bout d’un an, le marqueur de cancer (PSA) avait diminué de 4 % dans le groupe actif, tandis qu’il avait augmenté de 6% dans le groupe témoin. Plus les changements de mode de vie avaient été adoptés scrupuleusement, et plus la baisse des PSA était importante.
C’est la première fois qu’un tel résultat est obtenu en cancérologie !
(…)
Quand on sait que nous sommes tous porteurs de tumeurs, toutes petites, on peut penser qu’il faut continuer à chercher dans cette voie y compris pour la prévention.
D’autre part, une journaliste qui commente ces résultats estime que « un petit régime n’a jamais fait de mal »… C’est vrai, mais ici, il ne s’agit absolument pas d’un petit régime, mais d’un changement profond de style de vie ! Et il n’est pas si facile à mettre en œuvre. L’un de nous est bien placé pour le savoir. Il avait tenté d’imposer à une patiente un régime végétarien qui, d’après une étude très scientifique aurait énormément amélioré son sort. Même en montrant des preuves scientifiques à cette dame âgée, il avait été impossible de lui faire changer d’alimentation ! Et dans le régime Ornish, l’exercice physique, le yoga et la méditation prennent aussi leur place !
Il nous semble qu’un aspect de ce traitement mérite une attention importante : la participation à un groupe d’entraide une fois par semaine. En effet, quand on change de mode de vie, il est plus facile d’y arriver ensemble, en famille, avec des proches, ou encore avec des personnes motivées par les mêmes raisons que vous. C’est peut-être une des clefs importantes qui a permis à Ornish de réussir à mettre en pratique des suppositions théoriques. Il faudrait peut-être instituer des groupes pour tous nous entraider mutuellement au sport, à la méditation, au yoga, à l’alimentation équilibrée…


Références : Intensive lifestyle changes may affect the progression of prostate cancer. Ornish D, Weidner & col. J Urol. 2005 Sept ;174 (3) : 1065-1070




Cancer de la prostate, quand il est urgent d'attendre...

Catherine Solano le 02/03/2008 à 18:33
Cancer de la prostate, quand il est urgent d

Le cancer de la prostate doit être soigné. Oui mais parfois, le traitement semble plus agressif que la maladie. Alors, la sagesse, c'est parfois de savoir attendre.

Quand on découvre un cancer de la prostate grâce au dépistage, le problème, c'est qu'on découvre des cancers à un stade très précoce et peu évolutifs, peu agressifs.
Dans ces cas-là, la stratégie de traitement est à discuter. On parle actuellement de surveillance active. Il s'agit de ne pas agresser cet homme qui a un cancer peu dangereux afin de ne pas le maltraiter par un traitement qui aura pas mal d'effets indésirables. Mais il s'agit aussi de le surveiller de manière à ne pas laisser les cellules cancéreuses évoluer de manière dangereuse.
C'est quoi la surveillance active d'un cancer de la prostate ?
On surveille les PSA (par prise de sang) une fois tous les 3 mois. Une biopsie de prostate est faite tous les 12 à 18 mois.
Qui est concerné ?
Les hommes de plus de 65 ans, ayant une tumeur de petite taille, bien différenciée (cela se voit au niveau de la biopsie, avec score de Gleason Inférieur à 7), un taux de PSA inférieur à 10, et un temps de doublement inférieur à 12 mois.
Combien d'hommes sont concernés par cette stratégie ?
Environ 15 % des hommes atteints d'un cancer de la prostate.
Quand l'urologue décide-t-il d'intervenir plus activement ?
C'est très variable selon le médecin, les critères ne font pas encore consensus. C'est donc l'urologue qui décide.

En attendant, si vous êtes dans ce cas, à la surveillance active, ajoutez le mode de vie anticancer qui peut faire diminuer le cancer... Et c'est prouvé (lisez l'article en cliquant sur le lien ci-dessous)

PS : l'image montre une anomalie de la prostate que le médecin perçoit au toucher rectal. Pas glamour, mais utile...

(d'après un article du Dr Chantal Guéniot dans le panorama du médecin sept 2007)




Les médicaments de l’érection agissent aussi sur les signes dus à un adénome de la prostate.

Catherine Solano le 27/02/2008 à 21:06
Les médicaments de l’érection agissent aussi sur les signes dus à un adénome de la prostate.  pannes sexuelles

Le congrès de l'association américaine d'urologie de mai 2007 a eu lieu en Californie, à Anaheim.

On parle de plus en plus des médicaments facilitateurs de l'érection sur les symptômes d'adénome de la prostate.
Cet élémént a été débattu au congrès de l’AUA (american Association of Urology)
Les IPDE 5 (Viagra, Levitra, Cialis) améliorent les symptômes mictionnels dus aux troubles de l’érection. C’est-à-dire que les hommes souffrant d’un adénome de la prostate sont moins gênés pour uriner s’ils prennent un de ces médicaments pour l’érection.
En l’état actuel des connaissances, il ne paraît pas indiqué pour autant de prescrire ces médicaments au long aux hommes qui ne souffrent pas de troubles de l’érection, mais seulement d’un problème de prostate. Un traitement conventionnel est préférable.

En revanche, si un homme a les deux problèmes : à la fois des troubles de l’érection et des troubles mictionnels dus à un adénome de la prostate, l’avenir est peut-être à un traitement régulier avec un de ces trois médicaments de l’érection, associé à un médicament classique de l'adénome de prostate. Cette association semble très positive : elle améliore l'efficacité des deux traitements. L'érection est mieux traitée, tout comme les troubles dus à l'adénome.

Un problème reste entier : le non remboursement, et le prix élevé des médicaments contre les dysfonctions érectiles…

Notons tout de même que, sur le plan urinaire, s'ils ont un impact positif, les IPDE5 seuls n'améliorent pas le débit urinaire, ni le résidu post mictionnel (quantité d'urine qui reste dans la vessie après que l'on ait uriné)

D’après une ITV du Pr Pierre Costa au congrès international de l’AUA de mai 2007 en Californie à Anaheim)



Le cancer de la prostate vu au microscope

Catherine Solano le 22/01/2008 à 19:22
Le cancer de la prostate vu au microscope  pannes sexuelles

Un cancer de la prostate, ça peut être des réalités très différentes...

Sur ces images, vous voyez les cellules cancéreuses à différents stades.
Au stade 1, il s'agit de quelques cellules visibles au microscope. A ce stade, la tumeur n'est pas du tout perçue par un toucher rectal. Comment peut-on les découvrir, puisqu'ils sont minuscules ?
- Soit on opère un homme pour un adénome de la prostate (ou hypertrophie bénigne de la prostate), et on découvre, sous le microscope quelques cellules cancéreuses.
- Soit à cause d'une élévation des PSA (prise de sang), on suspecte une anomalie de la prostate, on pratique une biopsie et on trouve ces cellules cancéreuses en petit nombre.
Au stade T2, le médecin perçoit la tumeur au toucher rectal. Mais cette grosseur reste cantonnée à l'intérieur de la prostate.
Au stade T3, les cellules cancéreuses débordent de la prostate (ça ne se voit pas vraiment sur le dessin !)
Au stade 4, les cellules cancéreuses dépassent de la prostate et peuvent aller vers les organes voisins (muscles, vessie, rectum)
Si l'on a inventé ces classifications qui sont encore plus complexes que ce que je vous décris (il existe des stades T1a, T1b, T1c, T2a, T2b...) c'est tout simplement pour codifier les traitements. Pour tel stade, tel traitement est le mieux adapté. Cela permet à tous les médecins de comparer les traitements et les résultats de manière correcte et de proposer à chaque personne le meilleur traitement possible pour sa maladie.
C'est pour cela qu'on soigne de mieux en mieux les cancers.

J'ajoute qu'une des motivations pour mieux traiter les cancers, c'est que l'on peut chercher à conserver une vie sexuelle correcte à un maximum d'hommes tout en les soignant au mieux.




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Commentaires (0)

La prostate by Michel Cymes

Catherine Solano le 11/03/2007 à 15:11

Dans ce petit film, visualisez où est la prostate.

Comment dépister les cancers de la prostate par le dosage de PSA et le toucher rectal.
Je suis désolée, je pensais qu'on pouvait voir ce film sur mon blog, mais non, il faut cliquer sur le lien ci-dessous...




Hypertrophie bénigne de la prostate : est-ce préférable de se faire opérer au laser plutôt qu’aux méthodes traditionnelles ?

Dr Catherine Solano le 01/03/2007 à 10:30
Hypertrophie bénigne de la prostate : est-ce préférable de se faire opérer au laser plutôt qu’aux méthodes traditionnelles ?  pannes sexuelles

La vie sexuelle est-elle différente selon la méthode d'opération de la prostate pour adénome ? (photo Dr Alexandre de la Taille)

Une prostate trop grosse qui gêne, et l’on vous propose de vous opérer de la prostate. Deux méthodes sont possibles : la résection chirurgicale par voie transurétrale où l’on vous introduit un tuyau de coelioscopie dans l’urètre pour vous enlever chirurgicalement la prostate par cette voie, ou la photovaporisation au laser dans laquelle le laser remplace des outils classiques. Il permet de détruire le tissu prostatique sans entraîner d’hémorragies.

Résultat : ils sont similaires sur le plan de la fonction sexuelle, de la qualité de vie, et du débit urinaire. Le laser a cependant un avantage : il réduit la durée de l’hospitalisation. Et on le propose surtout aux hommes sous traitement anticoagulant ou sous traitement anti aggrégant plaquettaire, le laser ne faisant pas saigner contrairement à la technique classique.


(D’après une publication australienne de F.Bruyère et al Melbourne et une communication du Dr A de la Taille de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil)


Opération de la prostate pour cancer : des troubles sexuels importants.

Dr Catherine Solano le 18/01/2007 à 21:30
Opération de la prostate pour cancer : des troubles sexuels importants.  pannes sexuelles

D’après une communication de E Charlier-Kastier et E Amar (Paris) pour le laboratoire Schwartz Pharma. (Photo Dr Chartier-Kastler) et un article dans le Panorama du médecin.

L’opération de la prostate, la prostatectomie radicale, réalisée en cas de découverte de cellules cancéreuses expose à une incontinence et à des troubles sexuels.
Une enquête a été réalisée auprès de 535 chirurgiens urologues auprès de 2 644 de leurs patients.
Après l’opération, 92 % des hommes décrivent une insuffisance érectile. Quelque soit le type d’opération, les troubles sont tout aussi fréquents. (opération par coelioscopie ou non; sources étude Repair).

Les hommes opérés sont plus préoccupés par leurs troubles sexuels que par les troubles urinaires décrits par 55 % des opérés.

Plus des deux tiers des hommes sont insatisfaits de leur activité sexuelle après l’intervention et trouvent la persistance des troubles sexuels gênante.

Et puis, ces hommes souhaiteraient que ces difficultés sexuelles soient soignées plus rapidement que cela n’est fait. En effet, 61 % des hommes ont estimé que le meilleur moment pour s’occuper des dysfonction érectiles était les trois premiers mois après l’opération de la prostate.
Et encore un détail : 73 % des hommes aimeraient que leur chirurgien urologue aborde de lui-même la question des troubles de l’érection. Car 18 % seulement expliquent oser eux-même en parler en premier…

Mon avis : il serait particulièrement intéressant de connaître les points particuliers des 8 % d’hommes qui ne se plaignent pas de troubles érectiles après prostatectomie. Qui les a opérés et comment ? Est-ce qu’ils ne se plaignent pas simplement parce qu’ils n’ont pas de vie sexuelle ? Ou parce que tout fonctionne bien ?…



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