Prostate et pannes sexuelles

Où ça continue… Chirurgie de la prostate et pannes sexuelles (suite)

Que faire pour cet homme de 69 ans sans érection après une chirurgie agressive pour cancer de la prostate ?

J’ai bien sûr commencé à lui demandé ce qu’il avait déjà fait pour améliorer son érection.
Il a essayé Viagra, Levitra et Cialis. Effet zéro. C’est normal, puisque ce sont des facilitateurs de l’érection. Quand l’érection est vraiment à zéro, à cause d’une chirurgie agressive, ces médicaments sont rarement efficaces, en tout cas dans un premier temps.
Son chirurgien, (bien embêté quand même !) lui a proposé des injections intracaverneuses, piqûres que l’on fait dans le pénis, dans un corps caverneux et qui provoquent une érection. Résultat : cela marchait, il y avait une érection mais tellement douloureuse qu’il « ne pouvait pas en profiter » m’explique son épouse.
Alors est-ce que ce couple doit tirer un trait sur sa vie sexuelle ?
Non, il y a encore des solutions. Voici ce que j’ai proposé :
Solution n° 1 : utiliser un anneau pénien avec effet de bascule qui peut, avec un entraînement réussir à entraîner des érections. C’est une sorte de rééducation. C’est le moyen le moins agressif, et aussi le moins cher (même si l’anneau n’est pas forcément donné).
Solution numéro 2 : Les injections intracaverneuses, mais à faibles doses, donc non douloureuses, non pour provoquer une érection importante, mais pour ré-entrainer le pénis à avoir des érections, même s’il s’agit au début de petites érections. Et par la suite, augmenter progressivement les doses.
Solution 3 : Utiliser un anneau pénien associé à un vaccum, ou pompe à vide, dispositif qui reproduit un effet ventouse sur le pénis et qui permet donc au sang d’y affluer.
Solution 4 : L’implant pénien qui nécessite une chirurgie et qui est un geste plus lourd. Mais il peut être intéressant si les autres solutions ne se révèlent pas efficaces.

Et puis, j’ajoute que, bien sûr, j’avais un bilan sanguin de cet homme pour vérifier s’il n’avait pas par exemple, une hyperprolactinémie ou une testostérone très basse. Mais non, tout était normal. (enfin, à part son diabète, son cholestérol et son hypertension artérielle !)

2 réflexions au sujet de « Où ça continue… Chirurgie de la prostate et pannes sexuelles (suite) »

  1. Catherine t’es trop super !!!

    T’as raison, en plus Catherine c’est un ange car elle est MEDECIN mais elle sait écouter ceux et celles qui ont besoin de réponses à leur question comme moi
    car je ne sais pas avec qui je ferai ma vie plus tard, car j’ai des sentiments pour les filles et les garcons à la fois,
    en gros pour résumer cette situation, je nage…

  2. Catherine T’es trooop Super !

    Fidèle du mouv’ Je t’adore tu nous aides dans nos problèmes sexuels et autres ! Tu a l’air trooop sympa ! héhé
    Vive le mouv’, vive catherine, vive moi (bah oui un peu mégalo quand même ça fait du bien)
    Le mouv’ à paris et en région parisienne sur le 92.1 fm !

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