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Les pannes sexuelles vues par une sexologue

Les pannes sexuelles et l'éjaculation précoce (suite)

Catherine Solano le 23/04/2008 à 14:30
Les pannes sexuelles et l

Comment l'éjaculation précoce peut influencer l'érection et réciproquement...

La peur d’avoir une panne peut entraîner une éjaculation précoce.
Pourquoi ? Simplement parce que l’homme qui craint la panne a tendance à faire son possible pour arriver à un niveau d’excitation très élevé, son érection étant alors plus rigide. Le problème est qu’en s’entraînant à se « surexciter », il s’entraîne aussi à s’approcher très près de l’éjaculation. Car l’éjaculation survient inévitablement pour un certain niveau –élevé- d’excitation.
Aussi un certain nombre d’hommes se plaignant d’éjaculation trop rapide ont en réalité une sorte de phobie de la panne. Ils cherchent l’excitation forte pour ressentir une confiance en leur érection, ils pénètrent leur partenaire très rapidement de peur de perdre leur érection. De ce fait, ils ont tendance à zapper les préliminaires qui seraient très utiles pour retarder l’éjaculation. Et puis, une fois après avoir procédé à la pénétration dans le vagin, ils ont tendance à bouger très vite, de manière à entretenir une « super érection ». Là encore, cela contribue fortement à provoquer une éjaculation rapide.
Aussi pour ne pas avoir de problème d’éjaculation rapide, faut-il qu’un homme ccepte de faire l’amour avec une érection qui n’est pas à 100 % sans avoir peur de cette situation. Après tout, le pénis est un organe vivant qui ne peut pas fonctionner à son maximum pendant toute la durée d’un rapport sexuel. Accepter une érection non maximale sans en avoir peur est donc une des solutions possibles au meilleur contrôle de l’éjaculation…






Les pannes sexuelles et l'éjaculation précoce

Catherine Solano le 19/04/2008 à 18:21
Les pannes sexuelles et l

Comment l'éjaculation précoce peut influencer l'érection et réciproquement...

Quand un homme éjacule, il perd aussitôt son érection. C’est un phénomène normal. Puis, pendant un certain temps, il ne peut pas retrouver une autre érection, même s’il essaye de s’exciter, même si sa partenaire le caresse. C’est aussi parfaitement normal : il s’agit de la « période réfractaire », pas d’une panne. Pendant ce temps réfractaire, toute stimulation sexuelle est inefficace, voire même désagréable, parfois douloureuse. Ainsi, après avoir éjaculé, beaucoup d’hommes n’aiment plus du tout que l’on touche leur sexe. Cette période réfractaire peut durer quelques secondes quand on est très jeune, puis quelques minutes, voire même une demi-heure, une heure en prenant de l’âge, et parfois même une journée entière chez un homme plus âgé encore. Cette période d’impossibilité érectile est gênante dans deux cas :
Celui d’une éjaculation très rapide, car elle peut interdire de recommencer à faire l’amour aussitôt après un rapport pourtant très bref. Il faut attendre. La solution est de traiter l’éjaculation prématurée.
Elle est gênante aussi quand on prend de l’âge car on peut s’imaginer avoir un problème d’érection, ce qui n’est pas le cas. C’est simplement le corps qui prend plus de temps pour « recharger ses batteries »… Mais une fois que c’est fait, tout remarche tout à fait bien.

Cette question a été traitée pour répondre à Adindji.





Que faire en cas d’érection prolongée (ou priapisme) ?

Catherine Solano le 27/02/2008 à 11:09
Que faire en cas d’érection prolongée (ou priapisme) ?  pannes sexuelles

Sur un site concernant les pannes, ce sujet peut étonner !
Pourtant, les traitements de la dysfonction érectile peuvent entraîner des priapismes, érection douloureuses et prolongées. Cela se produit surtout avec les injections intracaverneuses, même si c’est relativement rare.

Que faire dans ce cas donc ?
Il faut agir, et ne pas rester comme ça. Pourquoi ? Parce que l’érection prolongée va asphyxier les cellules du pénis. Un peu d’érection les oxygène, mais si c’est prolongé, c’est le contraire. Du coup, quand une érection dure des heures elle abîme irrémédiablement le pénis. C’est même une cause possible d’impuissance par la suite.
Que faire exactement ?
Commencer par attirer le sang ailleurs que dans le pénis par des manœuvres très simples :
- Des flexions de jambes (on se met accroupi et l’on se relève), une cinquantaine de fois, voire plus. C’est difficile, certes, mais c’est le la musculation, et ça peut sauver vos érections.
- Une douche froide sur la zone congestionnée (la verge donc). Pas agréable, mais souvent efficace.
- Eventuellement aller faire un footing. Pas très rigolo avec une érection, mais ça peut être utile.
Et si rien ne marche, si vous gardez encore cette érection douloureuse ?
Appelez votre urologue. Il vous recevra en urgence, ou vous indiquera où aller consulter. Car c’est bien une urgence…






À quoi sert une bonne érection ?

Catherine Solano le 13/02/2008 à 07:24
À quoi sert une bonne érection ?  pannes sexuelles

Quand on a une ou plusieurs pannes, des difficultés d’érection, on cherche à améliorer les choses.
Mais au fait, pourquoi désire-t-on une bonne érection ?

- Parce qu’elle permet la pénétration. Sans érection 5/10, la pénétration devient très difficile. Mais pourquoi veut-on une pénétration ? Parce que c’est divin comme sensation pour un pénis en érection d’aller rendre visite à un vagin doux et chaud. OK, je comprends.

- Parce que le plaisir de l’érection a de la valeur par lui-même. Beaucoup d’hommes estiment que le plus grand plaisir de l’amour, ce n’est pas l’orgasme, mais le fait d’avoir une belle et bonne érection et de se sentir bien viril. ? L’érection sert aussi à affirmer sa masculinité et à se sentir pleinement homme.

- Et puis, parce que, pour la partenaire, une pénétration avec un pénis rigide est plus agréable ? Pas sûr, enfin, ça dépend. Nombreuses sont les femmes qui peuvent apprécier que le pénis soit en parfaite érection, et nombreuses aussi sont les femmes (souvent les mêmes) qui apprécient de sentir le pénis augmenter de volume depuis l’intérieur de leur intimité vaginale. C’est une sensation différente mais tout aussi intéressante.

- Une bonne érection sert à faire des mouvements de frottement, le fameux va-et-vient du pénis dans le vagin. Mais est-ce une bonne idée ? Pas tant que cela, ou disons que c’est un peu limité comme idée. En effet, l’intérieur du vagin est beaucoup plus sensible à la lenteur et à la pression qu’aux frottements et à la vitesse. Aussi est-il intéressant de ne pas forcément chercher à pénétrer profondément, et à s’agiter, mais à buter contre les parois du vagin pour y exercer une pression… Où exactement ? Où vous en avez envie : sur l’avant, c’est le point G sur l’arrière du vagin, se trouve aussi une zone sensible, et sur les côtés il existe encore une autre sensibilité, toutes à explorer pour le plaisir. Donc une bonne érection, cela sert à caresser le vagin de l’intérieur… C’est en quelque sorte une troisième main !

Note : pourquoi choisir une photo de la tour Eiffel ? C'est que j'ai entendu un petit garçon dire : "J'ai le zizi en tour Eiffel" quand il avait une érection. J'ai trouvé ça mignon comme expression ! Et en plus, je suis allée sur la tour Eiffel cette semaine, et j'ai pris cette photo...





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Le sexe des hommes ou qui a des pannes sexuelles ? (Trouble de l'érection ou dysfonction érectile)

Catherine Solano le 04/02/2008 à 14:52
Le sexe des hommes ou qui a des pannes sexuelles ? (Trouble de l

Un certain nombre d’hommes souffrent de troubles de l’érection, certes. Mais qui sont des personnes ?

En France, 15 % des moins de 45 ans signalent des troubles érectiles, et au-delà de 45 ans, ils sont 44 % à se plaindre de dysérection.

Parmi les hommes souffrant de dépression sévère, 90 % ont un trouble de l’érection sévère ou modéré.

Ceux qui fument sont 24 % à constater des difficultés d’érection.

Deux qui ont une maladie cardiovasculaire sont 39 % a signaler une dysfonction érectile sévère.

Les hommes qui ont une hypertension artérielle sont 15 à 68 % à observer des pannes sexuelles.

Les hommes diabétiques sont 20 à 67 % à se plaindre d’érections difficiles ou absentes.

Les hommes en hémodialyse sont 45 à 59 % à signaler une dysfonction érectile.

Les hommes qui souffrent de symptômes du bas appareil urinaire (surtout problèmes de prostate) sont 53 à 60 % à vivre avec des difficultés érectiles.

Sources :
Delavierre D . Épidémiologie de la dysfonction érectile (2ième partie). Facteurs de risque. Andrologie 2002 ; 4 : 323-31.
Franket SJ et al. Sexual dysfunction in men with lower urinary tract symptoms. J Clin Epidemiol 1998 ; 51 (8) : 677 – 85.






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L’érection est une relaxation, pas une contraction.

Catherine Solano le 24/01/2008 à 20:10
L’érection est une relaxation, pas une contraction.  pannes sexuelles

Avoir une érection ne devrait pas être une tension, mais une détente psychique et physique. Explication...

Au repos, la verge est molle car le sang n’arrive presque pas. Les espaces prévus pour se gonfler de sang sont presque vides. En effet, les vaisseaux sanguins qui apportent le sang au sexe sont contractés, tendus, resserrés et empêchent l’arrivée du sang.
Disons que le pénis serait un peu comme un instrument gonflable qui ne serait pas empli d’air.
Lui il est vide de sang…
Et puis, en érection, l’excitation sexuelle envoie un message. Ce message vient du cerveau et circule par les nerfs qui passent par la moelle épinière pour arriver au pénis. La teneur de ce message s’adresse aux muscles de la parois des vaisseaux du pénis et leur demande de se relaxer. Quand ils se relaxent, se détendent, s'élargissent (au lieu de rester contractés). Et le diamètre des vaisseaux augmente. Le sang arrive alors immédiatement, emplit et dilate les espaces prévus pour lui. Comme l’enveloppe du pénis est très rigide (l’albiginée), elle contient le sang et permet au pénis d’être dur et rigid… un peu comme un instrument gonflable empli d’air sous pression. Il est très dur si sa paroi est rigide (exemple d’un Zodiac !).
En plus, la paroi rigide du pénis appuie sur les veines, les écrasent, réalisant une sorte de garrot, ce qui empêche le sang de repartir, le piège dans le sexe afin de conserver l’érection un bon moment…


Pourquoi ça peut ne pas fonctionner ?
- Parce qu’il n’y a pas d’excitation.
- Parce que le message n'arrive pas à bien passer par les nerfs. (ex : opération de la prostate qui aurait abîmé ces nerfs, ou accident de la colonne vertébrale qui abîme la moelle).
- Parce que les muscles de la paroi des vaisseaux ne répondent pas bien et restent contractés.
- Parce que les vaisseaux, trop rigides ne se laissent pas distendre, dilater.
- Etc.

Donc ce qui est intéressant à comprendre, c’est que l’érection est une relaxation musculaire et non une tension…





Vos trucs anti-pannes sexuelles...

Catherine Solano le 14/01/2008 à 16:07
Vos trucs anti-pannes sexuelles...   pannes sexuelles

Partagez vos méthodes pour obtenir une bonne érection...

J’aimerais savoir si vous avez des « trucs anti pannes sexuelles », qu’il s’agisse de trucs psychologies, mentaux, de paroles à dire dans votre tête à votre partenaire, de geste, d’exercices, de pratique…
Si vous m’en envoyez, je mettrai en ligne celles qui me paraissent les plus intéressantes à partager !
Pour « amorcer la pompe », en voici quelques-uns exprimés par mes patients que je vous livre de manière anonyme évidemment :
- Pour moi, la position a une grande importance. J’ai toujours une meilleure érection en position du missionnaire. Je ne sais pas si c’est mécanique ou psychologique… Mon conseil, c’est d’observer pour vous quelle est la meilleure position. Peut-être pas la même que la mienne.
- Mon truc, c’est d’oser pénétrer avec une érection incomplète. Une fois à l’intérieur, mon érection a tendance à augmenter toute seule.
- Ce qui provoque des pannes, dans mon cas, c’est de mettre un préservatif. Ma solution a été de m’entraîner tout seul, par la masturbation à mettre une capote en place. Avec un peu d’expérience, j’y arrive enfin !

Merci beaucoup pour moi (j'apprends toujours quelque chose), pour mes patients (je partage ce que je sais) et pour les lecteurs du blog (tout le monde peut s'entraider !).


PS : L'image est celle d'un film de Mocky qui m'avait beaucoup fait rire...

PPS : on m'a demandé des précisions sur comment prévenir le cancer de la prostate, vous pouvez lire un post sur "manger contre le cancer de la prostate sur ce blog"...




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Quel bilan biologique doit me prescrire mon médecin en cas de dysfonction érectile ?

Catherine Solano le 01/01/2008 à 14:36
Quel bilan biologique doit me prescrire mon médecin en cas de dysfonction érectile ?  pannes sexuelles

Vous souffrez de ne pas avoir de bonnes érection depuis un moment. Vous pensez aller consulter votre médecin. Quelle prise de sang va-t-il vous faire faire pour savoir d’où vient votre trouble érectile ?

Si vous n’avez pas de problème de santé particulier, le médecin doit vous prescrire :
- Une glycémie à jeun ( recherche de sucre dans le sang), si vous ne l’avez pas déjà fait dans l’année. Et si vous êtes diabétique, vous devrez doser votre hémoglobine glycosylée (HbA1C).
- Un bilan lipidique (bilan qui concerne les graisses dans le sang) si vous ne l’avez pas déjà fait dans l’année : cholestérol total, HDL et triglycérides.
- NFS (numération de formule sanguine), ionogramme, créatininémie (donne une idée du fonctionnement de vos reins), et bilan hépatique (pour connaître le fonctionnement de votre foie). Ces recherches sont à faire uniquement si elles n’ont pas été faites depuis 5 ans, et en fonction de la clinique. (questionnaire et examen du médecin pour l’orienter vers tel ou tel trouble)
- Un dosage de testostérone totale ou de testostérone biodisponible. Si ce taux est bas, on peut y ajouter :
- Éventuellement un dosage de la prolactine et un dosage de la LH. Le médecin peut aussi vous le demander d’emblée s’il pense qu’il y a des signes d’appel à ce niveau.
- Un dosage de PSA est systématiquement associé au dosage de testostérone si vous avez plus de 50 ans (ou 45 ans si dans votre famille il y a des cancers de la prostate). Ce dosage sert à dépister les cancers de la prostate et aussi à savoir si l’on pourra vous prescrire un traitement par la testostérone sans risque dans le cas où votre taux serait anormalement bas.
- Le dosage de TSH (dépistage pour le fonctionnement de votre thyroïde) se fait seulement si le médecin soupçonne une anomalie en vous interrogeant.

Bon, ça fait beaucoup si c’est juste le stress qui bloque votre érection non ? Aussi, il ne faut pas se précipiter chez un médecin à la moindre alerte, mais seulement si vos pannes se reproduisent de façon anormale. Une panne à cause d’un coup de fatigue ou de stress, ça peut arriver à des hommes en excellente santé sexuelle !


Sources : Ce post a été rédigé d'après les recommandations aux médecins pour la prise en charge de première intention de la dysfonction érectile. L’ensemble du travail avait été coordonné par Madame le Dr Florence Cour, chargée du projet et de sa rédaction, en collaboration avec le Pr Pierre Costa.
Attention, je n'ai pas copié-collé le document, mais j'ai cherché à le simplifier pour qu'il soit lisible pour tous. Aussi n'est-il pas aussi exact que le document réservé aux médecins.






La faible érection de Michel est-elle due à ses médicaments ?

Michel B. et Catherine Solano le 16/12/2007 à 09:08
La faible érection de Michel est-elle due à ses médicaments ?  pannes sexuelles

J'ai reçu un mail de Michel et je lui réponds ici, vu que son mail ne fonctionne pas. Notez que si je ne vous réponds pas, ce n'est pas parce que je ne m'intéresse pas à votre cas, c'est que parfois, je n'arrive pas à suivre. Je publie le cas de Michel car ça peut aider d'autres personnes j'espère.

Bonjour,
je me permets de vous contacter, car depuis quelques mois, j'ai une érection plus faible, ou alors j'en ai une au début et apres je débande. Pouvez vous me conseiller le traitement a adopter?
Je précise que j'ai 39 ans, avant j'avais une érection convenable et surtout, j'éjaculais et je fantasmais, il me semble plus. J'aimerais avoir a nouveaau une bonne érection car j'ai une nouvelle copine qui aime faire l'amour. Je suis donc insatisfait pour elle et pour moi. J'essaye en ce moment le créme érectile vasodilax, qu'en pensez vous?
Je précise que je suis sous traitemement: sectral 200mg deux fois par jour, xanax 0,25 mg deux comprimés et 10 gouttes de rivotril/Jours. Merci d'avance de votre réponse. Cordialement,

Michel

La réponse de Catherine Solano :


Bonjour Michel

Le Sectral est un médicament qui peut entraîner des "impuissances", c'est ce qui est précisé sur sa notice officielle. Vous pouvez consulter la liste de ces médicaments dans mon blog à la rubrique "médicaments et érection".
Le Xanax et le Rivotril, en revanche ne posent pas ces problèmes
Si vos troubles ont commencé depuis que vous prenez du Sectral, je vous conseille vivement de voir avec votre médecin si vous pouvez le remplacer par un autre traitement. (cela dépend pour quelle raison on vous l'a prescrit).
C'est à mon avis la première mesure à prendre, car ajouter un nouveau médicament pour éviter ce qui est probablement dû à un effet indésirable... Ce serait dommage.
Quand à votre crème, Vasodilax, je peux simplement vous dire que c'est de l'arnaque à l'état pur.
Si vous avez vraiment besoin d'un médicament, demandez plutôt conseil à votre médecin. il en existe aujourd'hui de très efficaces alors pourquoi aller chercher chez les marchands l'illusion ?
Cordialement,
Dr Catherine Solano

Note : j'ai changé le prénom de Michel pour respecter son anonymat.




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Il n'a pas envie, pourquoi ?

Catherine Solano le 16/10/2007 à 22:04
Il n

C'est au programme sur France 2, à l'émission "C'est au programme" animée par Sophie Davant.

Quelles sont les raisons de ne pas ressentir de désir pour un homme ?

C'est le sujet que je vais traiter jeudi 18 octobre en direct...
C'est le matin entre 9h30 et 10h30...




La dysfonction érectile est-elle fréquente ?

Catherine Solano le 15/10/2007 à 22:58
La dysfonction érectile est-elle fréquente ?  pannes sexuelles

Voici un petit extrait d'un texte de recommandations sur la dysfonction érectile. Ce texte est réalisé par des membres de l'aihus (association interhospitalo-universitaire de sexologie)

La dysfonction érectile est un symptôme très fréquent avec une prévalence moyenne très variable selon les populations étudiées et les critères retenus. Cette grande variabilité des données et du pourcentage de répondeurs parmi les personnes interrogées rend particulièrement difficile leur
interprétation.
Il existe néanmoins, dans toutes les études, une augmentation régulière de la prévalence de la dysfonction érectile avec l’âge :
de 1 à 9 % de 18 à 39 ans,
de 2 à 30 % de 40 à 59 ans,
de 20 à 40% de 60 à 69 ans et
de 50 à 75% au delà de 70 ans.
L’âge est considéré comme un facteur de risque indépendant.
S’agissant d’un sujet « tabou » et d’un diagnostic d’interrogatoire, ces chiffres peuvent être sous-évalués.






Une bonne érection, c’est subjectif.

Catherine Solano le 30/09/2007 à 10:59
Une bonne érection, c’est subjectif.  pannes sexuelles

La plupart des hommes hétérosexuels n’ont jamais comparé leur érection à celle d’un autre homme.

Il en résulte que chaque homme ressent son érection de manière très personnelle, jamais objective.
Ainsi, le Dr D. (hôpital Cochin à Paris) explique : « de temps en temps en consultation, je reçois un homme plutôt jeune qui me dit ne jamais avoir observé une seule érection correcte de toute sa vie. Je pratique une injection intra-caverneuse (injection de produit qui déclenche une érection totalement mécanique) et je vois une belle érection, avec un pénis parfaitement et totalement rigide. À ce moment-là, mon patient me dit « voyez docteur, c’est exactement pareil chez moi, ce n’est jamais vraiment dur ». En fait, ces hommes ont dans la tête une érection imaginaire aussi dure que du béton ou de l’os ! Il faut leur expliquer que le pénis, c’est un tissu mou qui aura beau se gorger de sang, il ne deviendra jamais une barre de fer ! »

Et puis, à l’opposé, nous avons des patients qui ont de réels troubles de l’érection et qui, même après une injection ont une érection à peine correcte. Et ils sourient de bonheur en disant : « C’est merveilleux docteur, si je peux avoir une érection aussi bonne chez moi, vous me sauvez la vie »…

Ainsi, tout comme la qualité de la vie sexuelle, la qualité de l’érection est en grande partie subjective. Chaque homme la compare à ce qu’il imagine être l’érection idéale. S’il met la barre trop haute, il risque de ne jamais être satisfait et de se gâcher la vie pour rien ! Alors, encore une fois, il est essentiel de rappeler que dans l’acte sexuel, ce n’est pas la mécanique qui est le plus important, mais le plaisir retiré de l’échange relationnel… même si un bon fonctionnement physique est évidemment souhaitable !


Les corps érectiles ont besoin d'oxygène...

Catherine Solano le 19/08/2007 à 13:43
Les corps érectiles ont besoin d

Ce qui suit est écrit d'après une intervention à un congrès de sexologie du Dr Pierre Desvaux, sexologue bien connu à la fois très compétent et très humain.

Les érections, qu’elles soient nocturnes ou diurnes font affluer le sang dans les corps érectiles, corps spongieux et corps caverneux du pénis. Quand ces érections ne sont pas de bonne qualité, il y a moins de sang qui arrive dans ces tissus érectiles. Comme il y a moins de sang qui arrive, ces organes élastiques sont nettement moins bien oxygénés. Étant moins bien oxygénés, cela entraîne une augmentation de prostaglandines, car les tissus mal irrigués, mal oxygénés souffrent. Et cette secrétion de prostaglandines entraîne une diminution de la secrétion de collagène. Or, le collagène, c’est ce qui donne sont élasticité aux tissus. Vous n’avez qu’à comparer aux crèmes antirides, il y a longtemps qu’on les formule à base de collagène (même si ça ne sert pratiquement à rien car il ne pénètre pas à travers la peau !) pour éviter les rides et le relâchement cutané.
Donc quand le collagène manque dans les corps érectiles, on obtient une fibrose des corps caverneux, c’est-à-dire une rigidification. Il ne s’agit pas d’une rigidité positive comme celle de l’érection, mais d’une difficulté à se laisser distendre si le sang arrive. D’où des érections moins bonnes et même parfois un pénis plus petit car il fibrose.
C’est pour cela que conserver des érections correctes conserve la sexualité bien sûr, mais aussi un bon état des corps érectiles qui restent souples, élastiques, et extensibles.





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Quelles sont les conséquences psychologiques des pannes sexuelles ? (d'après une intervention de Philippe Brenot)

Catherine Solano le 18/08/2007 à 09:17
Quelles sont les conséquences psychologiques des pannes sexuelles ? (d

Avoir une dysfonction de l’érection, non seulement ce n’est pas agréable, mais cela entraîne des changements souvent très négatifs.

Dans un couple, les conséquences psychologiques des pannes existent à la fois chez l’homme… et chez sa partenaire.

Chez l’homme qui subit des pannes régulières, apparaît une tendance à se dévaloriser (je ne suis plus un homme, je suis nul, je ne vaux rien…) Cette dévalorisation n’est pas toujours uniquement sexuelle. Dans la vie quotidienne, il peut se sentir « moins que rien » comme disent certains hommes.

Cette dévalorisation est souvent à l’origine d’une perte de confiance en soi qui empêche l’homme d’aller de l’avant, qui l’inhibe, qui bloque ses projets, sexuels bien sûr, mais aussi professionnels.

Des pannes entraînent souvent aussi une réaction dépressive. :« Je ne vaux rien et je ne m’en sortirai jamais ». Cela peut aller jusqu’à de vraies dépressions, plus fréquentes chez les hommes souffrant de trouble érectile. D’ailleurs, l’inverse est vrai : un homme dépressif qui prend un traitement pour l’érection efficace voit sa dépression s’améiorer. Idem s’il gagne une grosse somme au loto ! (Le sexe et l’argent, quand ça va, on est moins déprimé ! Les scientifiques l’ont prouvé.)

La peur de l’abandon est souvent présente lorsque les pannes se répètent. La question que se pose cet homme est : « Ma partenaire va-t-elle supporter mon insuffisance sexuelle ? Ne va-t-elle pas aller chercher ailleurs ce qu’elle ne trouve pas chez moi ? »

Certains hommes rencontrant des pannes vont même avoir ce que le psychiatre Philippe Brenot appelle des « conduites de réassurance extra conjugales ». Ils vont aller voir ailleurs comme on dit, pour essayer de voir si leur érection fonctionne mieux avec une autre femme.

Et puis, d’autres encore adoptent des conduites de compensation, par une activité quelle qu’elle soit, ou une addiction, par exemple l’alcool…

Finalement, il vaut mieux prendre le problème à bras le corps et l’affronter plutôt que de le laisser vous apporter des conséquences peut-être plus néfastes que le problème de départ.

D'après une intervention du Dr Philippe Brenot aux journées de la SFSC (Société Française de Sexologie Clinique)




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Un nouveau médicament en perspective pour le traitement de la dysfonction érectile. (Congrès AUA mai 2007)

Catherine Solano le 27/05/2007 à 22:47
Un nouveau médicament en perspective pour le traitement de la dysfonction érectile. (Congrès AUA mai 2007)  pannes sexuelles

Après le Levitra, Viagra, Cialis, après l’apomorphine (Uprima ou Ixense), une nouvelle molécule va peut-être s’ajouter aux possibilités chimiques d’améliorer l’érection.

Cette nouvelle molécule, c'est la brémélanotide. Elle ne se présente pas en comprimés, mais par voie intranasale. Ce produit agit sur des récepteurs du cerveau (ceux de la mélanocortine dans l’hypothalamus pour être précise).
Une étude a été présentée en mai 2007 à un grand congrès d’urologie (AUA en californie), qui a consisté à traiter des hommes diabétiques atteints de troubles de l’érection. Le diabète est en effet une maladie à risque de dysfonctions érectiles. L’étude a été réalisée contre placebo, donc a comparé l’effet de la molécule active à un faux médicament (placebo). Les résultats ont été évalués au bout de 12 semaines.
L’amélioration de l’érection était significative, et les effets secondaires modérés (élévation transitoire de la tension artérielle, nausées, vomissements).
Ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit d’une nouvelle piste. Comme cette molécule a une action totalement différente des autres médicaments, on peut déjà espérer qu’il n’agira pas forcément sur les mêmes personnes (ceux chez qui le Levitra ou le Cialis ou le Viagra sont inefficace ont leur chance), ou qu’une association avec un de ces trois ancêtres sera intéressante… à voir dans les années qui viennent.

On verra si ce médicament tient ses promesses. En effet, les médicaments à action centrale (sur le cerveau) ne sont pas toujours très bien supportés.

Ce texte a été rédigé après le congrès de l'association américaine d'urologie qui a eu lieu en Californie (Ils ont de la chance ces urologues, ils voyagent !) Donc, j'ai choisi une photo de cet endroit. Je ne sais pas si c'est représentatif, je n'y étais pas... hélas.



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Dépression et érection

Catherine Solano le 12/05/2007 à 19:33
Dépression et érection  pannes sexuelles

Il y a un lien, quand on a des pannes, on est déprimé et quand on est dépressif, on a de moins bonnes érections...
Les études citées ne sont pas très récentes, mais elles restent d'actualité !

D'après l'enquête MALES (1) il existerait un lien entre la dépression et la dysfonction érectile. Ce dysfonctionnement suscite chez l'individu une perte de l'estime de soi, une altération de l'estime de soi et un bouleversement des relations interpersonnelles. (2). Selon une étude réalisée sur l'attitude des hommes à l'égard des événements de la vie et de la sexualité, 25 % des hommes souffrant de dysfonction érectile sont anxieux et tombent en dépression, tandis que 26 % des hommes souffrant de dépression et d'anxiété pâtissent aussi d'une dysfonction sexuelle. (1).

(1 ) : M.Sand, Men's attitudes to life events and sexuality (MALES) (atitude des hommes à l'égard des événements de la vie et de la sexualtié), enquête présentée au 10ième congrès de l'International Society for Sexual ans Impotence Research, 26 septembre 2002, Montréal, Québec, Canada.
(2) : JM. Radl, Recents développements des traitements de la dysfonction érectile dans le "Journal of the pharmacy society of Winconsin, mai, juin 1998)


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Pannes sexuelles, quelle fréquence ?

Catherine Solano le 09/05/2007 à 19:44
Pannes sexuelles, quelle fréquence ?  pannes sexuelles

De toutes les façons, il y a trop d'hommes qui ont des pannnes. Le bon chiffre, ce serait bien sûr 0 % !

Selon les estimations, 152 millions d'hommes dans le monde, soit 16 % des hommes âgées de 20 à 75 ans ont des problèmes d'érection (1). Et d'après les prévisions, la fréquence de des difficultés d'érection augmentera jusqu'à toucher 322 millions d'hommes à travers le monde à l'horizon 2005. (2)
Et il paraît que seuls 15 à 20 % des hommes concernés suivent un traitement. Pour quoi ? Je ne sais pas.
Suppositions :
- Ils ne sont pas au courant qu'il existe des traitements.
- Ils n'ont pas les moyens financiers de se les offrir.
- Ils n'osent pas en parler à leur médecin.
- Ils ont essayé divers traitements mais ça ne leur semble pas convaincant.
- Ils ne supportent pas de prendre des médicaments ou d'avoir recours à un dispositif. Pour eux, c'est "érection naturelle ou rien". L'érection "bio" quoi.
- Ils se disent "ouf", je peux enfin penser à autre chose. (mais si ça existe !)
- Ils ont des problèmes bien plus graves à résoudre.
- etc...

Si ça marche pour vous, dépêchez-vous d'en profiter !!!


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Pierre, la suite de ses soucis d'érection

Catherine Solano le 23/04/2007 à 22:20
Pierre, la suite de ses soucis d

Pierre me raconte la suite de son histoire. (à voir dans la rubrique "les pannes vues par un sexologue"). C'est très intéressant et tout est vrai...

Depuis que je vous ai envoyé mon précédent message, j'ai régulièrement des érections plusieurs fois par jour, ça ne m'était pas arrivé depuis des lustres... il faut croire que le médicament contre le glaucome était bien en cause!
Avant hier pendant ma douche j'ai eu une très bonne érection d'une dureté comme j'en ai rarement eu, et ça a duré assez longtemps, j'en suis toujours étonné.... J'ai également découvert des sensations que je ne connaissais pas ou peut-ètre que j'avais oubliées, une sensation de chaleur dans le pubis, les testicules et bien sur tout au long du pénis et du gland, c'était très très agréable.... C'est vrai lorsqu'on a été privé de bonnes choses durant un certain temps on apprécie d'autant plus de les redécouvrir.
J'ai fait part à ma femme de ces changements, elle était étonnée et contente, elle a pu apprécier ces changements au cours du rapport que nous avons eu ce matin! Pour nous ça été un peu comme la première fois car depuis la dernière fois que nous avions eu un rapport complèt, ça fait maintenant plus de huit ans... (...)

Bien entendu vous pouvez continuer à publier mon histoire. Je suis heureux que mon témoignage puisse aider des hommes qui éprouvent des difficultés d'érection. J'ai lu aussi le message du monsieur qui a arrèté son traitement du glaucome, il faut lui dire qu'il faut qu'il continue son traitement car il risque de devenir aveugle, ce qui serait dramatique pour lui, il faut absolument qu'il en parle à son médecin.
Personnellement je fais très attention au changement de médicament car ce n'est pas anodin, depuis que je prenais du Cartéol mon rythme cardiaque était également très bas autours de 50 pulsations par minute, ça commençait à inquièter mon médecin traitant, depuis que j'ai arrèter, le rythme à augmenter, jusqu'à 70 pulsations par minutes. Je contrôle régulièrement mon poul, si je constatais des anomalies mon médecin traitant m'a dit de la prévénir immédiatement, je préfère encore avoir des problèmes d'érection que des problèmes cardiaques...
Je me posais aussi la question pour savoir s'il n'y avait pas des exercices de rééducation, comme on fait de la rééducation pour un membre blessé, pour améliorer l'érection après autant de temps d'inaction.

La note du médecin : Oui, il existe des exercices à faire. J'en parle dans la rubrique "Comment éviter les pannes sexuelles ?" que vous pouvez consulter gratuitement ! :-)
Et ça s'appelle "La gymnastique sexuelle pour une meilleure érection".



Les femmes face aux difficultés érectiles de leur mâle préféré…

Catherine Solano le 18/03/2007 à 11:37
Les femmes face aux difficultés érectiles de leur mâle préféré…  pannes sexuelles

Une enquête Louis Harris a permis de contacter 6 500 femmes dont le partenaire souffrait de pannes d’érection. Et 358 femmes ont accepté de répondre à cette enquête.

Pendant les 5 premières années de vie commune, 22 % des femmes ont constaté des pannes sexuelles chez leur partenaire. Pendant les 6 à 10 années suivantes, 18 % ont constaté des pannes sexuelles chez leur partenaire. Puis, pendant les 11 à 20 ans suivants, 24 % des femmes ont vécu des pannes sexuelles de leur homme.

Ce que montre cette enquête, c’est qu’interrogées sur leur intimité, les femmes se révèlent bien plus intéressées par la sexualité qu’on l’imagine, et cela même après 50 ans.

- Qui souhaiterait des rapports sexuels plus fréquents ? 34 % des femmes, et 37 % pour les plus de 50 ans. Cela va à l’encontre de l’idée qu’après 50 ans, le sexe n’intéresse plus les femmes !
- Combien de femmes osent exprimer clairement leurs préférences sexuelles à leur partenaire ? 51 % le font souvent, 39 % parfois. Seules 10 % n’en parlent pas.
- Existe-t-il des femmes qui sollicitent leur partenaire quand elles éprouvent du désir ? Oui pour 32 % qui prennent souvent les devants, et 52 % disent agir parfois ainsi.
- On observe que 65 % des femmes estiment la pénétration importante même si elle n’est pas indispensable. Chez les plus de 50 ans, elles sont encore 59 % à le penser.
- Comment réagissent-elles en cas de panne ? 55 % des femmes ne dramatise pas et estime que ce n’est pas très grave. 47 % trouvent pénible que l’homme s’énerve et culpabilise. 48 % ont une attitude résignée, pensant que c’est l’évolution naturelle de la sexualité liée à l’âge, à la fatigue, au stress.
- Pour les trois quart des femmes, prendre un traitement contre les pannes sexuelles redonnerait à leur couple envie de faire l’amour plus souvent. 71 % pensent que les préliminaires seraient alors plus agréables (l’homme serait sans doute moins anxieux).
- Quand l’homme prend un traitement pour l’érection, 39 % des femmes ne souhaite pas être au courant. Elles préfèrent qu’il se débrouille sans les tenir informées pour garder intacte la magie de la relation.
- 47 % des femmes partenaire d’un homme qui a des troubles érectiles sont prêtes à insister pour que leur partenaire consulte un médecin.

D’après une communication du Dr Marie Chevret Méasson aus 31ième congrès de la société française de sexologie clinique. (2006)




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Comment rester riche en prenant un médicament contre les troubles de l’érection

Catherine Solano le 05/03/2007 à 15:05
Comment rester riche en prenant un médicament contre les troubles de l’érection  pannes sexuelles

Il existe trois médicaments très prescrits contre les dysfonctions éretiles : Le Levitra, le Viagra et le Cialis. Ces médicaments sont très efficaces, mais plutôt chers.

De plus, le Levitra, Cialis ou Viagra ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie qui cherche, et on la comprend, à faire des économies.
Résultat, à près de 10 euros le comprimé, cela peut finir par peser sur les bourses (oui, c’est de très mauvais goût, je sais).
Quelles solutions pour remédier à ce problème ?
D’abord comparez les prix entre les différentes pharmacies. Cela peut vous faire économiser 15 € par boite, parfois même plus.
Une autre possibilité est que le médecin vous prescrive les comprimés dosés à la concentration maximale du médicament…que vous n’en preniez que la moitié… ou même le quart ! Et là, petit problème, ces médicaments ne sont jamais sécables. Un outil peut alors vous venir en aide, le coupe comprimés. Hé oui, ça existe, c’est un de mes patients qui m’en a parlé. C’est plus pratique, vous n’écrasez pas votre comprimé au risque de perdre des miettes de la précieuse molécule !
Cela se vend aussi en pharmacie pour quelques euros, entre 4 et 10 euros, et ça se rentabilise très vite !

Le Levitra existe en 5 mg, 10 mg et 20 mg : vous pouvez donc n’acheter que du 20 mg et le couper en 2 ou même en 4 (je connais des hommes qui le font et pour qui ça marche !)
Le Viagra existe en 25 mg, 50 mg, et 100 mg. C’est donc le 100 mg qui sera utilisé.
Le Cialis, lui, existe seulement en 10 et 20 mg. Il faut bien sûr choisir le 20 mg.

Je vous ai même trouvé un site qui vend des coupes-comprimés. (Publicité gratuite, surtout pour info). Allez, en plus de la photo, je vous donne même le lien pour aller voir !





Pierre, son érection et son glaucome... La suite (3)

Catherine Solano le 29/01/2007 à 11:00
Pierre, son érection et son glaucome... La suite (3)  pannes sexuelles

Rappel : Pierre, 59 ans, n'a pas fait l'amour pendant 8 ans, et en recommençant, ses érections n'étaient plus à la hauteur. Son généraliste s'est demandé si son collyre n'était pas en cause...

Voici la suite de l'histoire, ce que Pierre m'écrit :
Sur les conseils de mon médecin généraliste, mon ophtalmologue a changé mon traitement du glaucome, il a remplacé le Cartéol 2% par du Xalatan. J'ai commencé le nouveau traitement depuis 6 jours, et ce matin j'ai eu une agréable surprise : j'ai eu une bonne érection au réveil sans avoir recours à la moindre stimulation de la part de ma femme, c'est peut-être le signe d'une amélioration, j'attends pour voir si ça persiste. Bien entendu je vous tiendrai au courant de l'évolution.
Sincères salutations et encore meilleurs voeux pour 2007.

La réponse de Catherine Solano :
Un collyre comme le Cartéol peut effectivement être en cause dans des difficultés d’érection, même si c’est loin d’être le cas pour tous les hommes. Mais attention : le glaucome est une pathologie qui peut avoir des complications graves. On peut même devenir aveugle si l’on ne se soigne pas. Donc, vous avez eu le bon réflexe : en parler à votre médecin généraliste, à votre ophtalmo, et ils ont tous deux compris le problème. Cela montre bien que les médecins prennent de plus en plus la vie sexuelle comme quelque chose d’important. Mais attention, il ne faut jamais arrêter un tel médicament sans trouver une solution de rechange. L’érection, c’est important, mais la vision aussi !

Le tableau que je reproduis ici s'appelle Progression, et date de 1978. Il a été peint par Marcel Achard et ressemble à une oeuvre de Dali ! Marcel Achard m'a donné l'autorisation de le reproduire sur ce blog. Vous pouvez le voir sur son site :
http://www.marcelachard.com/2d.php?Qwd=./media/2d&Qif=toile-oeil.jpg&Qiv=thumbs&Qis=M
Je sais, un lien, c'est mieux, mais ça ne fonctionne pas !


Pierre la suite : Glaucome et troubles érectiles… (ou pannes sexuelles, dysfonction érectile, impuissance, dysérection… ou autre vocabulaire !)

Dr Catherine Solano le 03/12/2006 à 12:14
Pierre la suite : Glaucome et troubles érectiles… (ou pannes sexuelles, dysfonction érectile, impuissance, dysérection… ou autre vocabulaire !)  pannes sexuelles

Pierre, 59 ans, m'écrit à nouveau, après m’avoir contactée pour des pannes survenues suite à un long arrêt (8 ans) des rapports sexuels...

« J’ai consulté mon médecin traitant à nouveau, car mon érection ne s’améliore pas beaucoup. Il m'a dit qu'il n'était pas trop spécialisé pour cela et m'a conseillé de consulter un urologue. Je vais prendre rendez-vous ces jours-ci et j'en profiterai pour faire un examen de la prostate, ce que je n'ai jamais fait pour le moment.
Toutefois, mon généraliste m'a dit que cela pouvait venir d'un médicament que je prend pour soigner le glaucome, le "Cartéol" qui est un béta-bloquant…

La réponse du Dr Solano :
Votre médecin généraliste me semble de très bon conseil. Voir un urologue est une bonne idée, surtout s’il n’y a pas de sexologue près de chez vous. De plus, dès 50 ans, tous les hommes devraient avoir régulièrement un examen de la prostate pour dépister les cancers le plus tôt possible. Il vous prescrira certainement un médicament pour l’érection.
Et puis, le Cartéol, traitement contre le glaucome, est effectivement un médicament pouvant entraîner des troubles érectiles. Il a beau être pris sous forme de gouttes occulaires, il passe dans la circulation sanguine. Voici ce que dit le laboratoire qui fabrique ce Cartéol : « Comme tous les médicaments ophtalmiques à usage local, le collyre Cartéolol (nom chimique du Cartéol) peut passer dans la circulation générale et les effets indésirables observés avec les bêtabloquants par voie orale peuvent survenir. »
Quels sont donc ces effets indésirables ? Je ne vais pas tous vous les citer, c’est trop long, mais seulement ce qui concerne la sexualité : « Troubles psychiatriques et du système nerveux : Systémiques : dépression, insomnie, cauchemars, diminution de la libido, impuissance. »

Le risque de pannes sexuelles est donc démontré ! Je trouve ça assez étonnant que ces troubles soient classés dans les troubles psychiatriques et du système nerveux ! En fait, c’est plutôt une question circulatoire en ce qui concerne l’érection. Mais bon, au moins, ils sont l’honnêteté de le reconnaître.

J'ai déjà suivi un homme qui, comme vous, avait des pannes à cause d'un béta-bloquant en gouttes contre le glaucome. J'ai mis du temps à m'en apercevoir, car, bien que je lui aie demandé s'il prenait des médicaments, il m'avait répondu non. Il était en pleine forme physique, très sportif, jeune, et sans aucun problème psy apparent. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi il avait des pannes.
Et puis, un jour, il me dit qu'il prenait des gouttes contre le glaucome. Et ses pannes avaient commencé juste à ce moment !
Donc, même si cet effet secondaire n'est pas systématique, loin de là, il existe vraiment...

La photo que j'ai trouvée vient d'un site dont je vous donne le lien. Le webmaster; Michaël Terrier m'a très gentiment donné l'autorisation de l'utiliser C'est sympa, car les pannes sexuelles, c'est un sujet délicat ! Les images sont réalisées avec un logiciel spécial (terragen)...
Je vous donne l'url sans lien, car ça ne fonctionne pas pour l'instant sur la plateforme...
http://micter.free.fr/index.php?page=galerie_blender&ssmenu=blender


Pierre et la dysfonction érectile après arrêt des rapports sexuels

Dr Catherine Solano le 27/11/2006 à 10:25
Pierre et la dysfonction érectile après arrêt des rapports sexuels  pannes sexuelles

Je vous présente Pierre, un internaute qui m'a écrit pour me raconter son histoire... À sa demande, j'ai juste modifié quelques détails pour qu'on ne le reconnaisse pas.

Je m’appelle Pierre, j'ai 59 ans, je suis marié depuis 27 ans, et j'habite à Montpellier.
Depuis quelque temps j'ai des problèmes d'érection. Il y a huit ans ma femme qui a 56 ans et que j'adore a connu quelques problèmes psychologiques au moment de la ménopause. À partir de là elle a refusé toute relation sexuelle, tout baiser, toute caresse. Dès que je la frôlais, elle partait tout de suite. Nous couchions toujours dans le même lit, mais il lui est même arrivé de mettre une séparation entre nous avec une couverture pour ne pas que je la touche... Je n'ai jamais pu savoir pourquoi elle agissait ainsi, j'ai mème cru au pire un moment c'est à dire la maladie d'Alzheimer. Moi je l'aimais toujours.
Coté sexualité c'était le désert le plus aride, juste de temps en temps une "masturbation thérapeutique" pour soulager les douleurs au bas ventre et dans les testicules. Après ce petit moment de soulagement c'était le côté moral qui en prenait un coup. Cela a duré 8 ans, j'en ai souvent parlé à mon médecin traitant qui était aussi celui de ma femme mais jamais je n'ai eu de réponse concrète Il éludait à chaque fois le problème. J'ai également consulté un psychologue là aussi rien de bien concret.
J'avais fait mon deuil de pouvoir faire l'amour à mon épouse.
Et puis un miracle c'est produit. Il y a 2 mois, j’ai acompagné ma femme en cure pendant 3 semaines, et elle s’est complètement transformée. On s'est retrouvé comme 2 jeunes amants au premier jour. Je n'en revenais pas... Nous avons eu une relation sexuelle mais au moment ou j'ai voulu la pénétrer, j’ai eu une panne d'érection. Je me suis dit que je n'étais pas prêt. nous avons essayé plusieurs fois depuis à chaque fois c'est la même chose. Quelquefois l'érection tient un peu mais je n'arrive pas à éjaculer alors qu'avant j'étais plutôt rapide. Ma femme me pratique pourtant des caresses, mais je n'y arrive pas. Elle est très patiente, mais j'ai peur que ressurgissent les problèmes anciens. de mon côté je lui fais des caresses qui l'amènent à l'orgasme, ça me console un peu mais je me sens un peu frustré.
Voila j'ai peut-être été un peu long, mais je vous serai très reconnaissant si vous pouviez me conseiller.

La réponse de Catherine Solano
Ce qui arrive à Pierre est normal. Quand on ne fait pas l'amour pendant 8 ans, le corps perd ses habitudes sexuelles. Pourtant, il fait ce qu’il peut, et il s'entraîne aux érections la nuit en dormant pour ne pas tout perdre ! La masturbation est un bon complément de cet entraînement, mais, ce n’est quand même pas la même chose que de faire l’amour. Cela ne remplace pas un rapport sexuel à deux. Quand on reprend sa vie sexuelle après une longue interruption, l'érection est toujours moins bonne. Et c’est vrai à tout âge, car j’ai déjà eu un patient de 35 ans qui consultait pour une impuissance totale, suite à 10 ans sans rapports sexuels (de 25 à 35 ans !)

Maintenant que Pierre reprend sa vie sexuelle, plus il fera l’amour et plus il reprendra confiance en son érection, et meilleure elle sera.
S’il avait consulté au début de ces pannes, je lui aurais conseillé de prendre un médicament pour l'érection deux ou trois soirs par semaine, mais à petite dose (comme le Levitra, le Viagra ou le Cialis). En effet, un tel traitement aurait aidé ses érections nocturnes à retrouver une meilleure qualité, et de ce fait, ses corps caverneux auraient été mieux oxygénés. Son érection serait redevenue correcte plus rapidement. Si cette érection continue à être insuffisance, cela vaut la peine d'avoir recours à ce coup de pouce.
Quand au fait que Pierre éjacule moins vite, c'est peut-être simplement dû à l'âge. En effet, naturellement, avec les années, l'éjaculation vient moins vite. En presque 10 ans sans rapports sexuels il se peut que ce changement paraisse brutal, mais qu'il soit naturel.

Finalement, je conseille simplement, aux hommes comme aux femmes d’avoir une vie sexuelle régulière (dans la mesure du possible). Et cela, même dans les périodes pas très fastes. Il est bon de se forcer un peu. En effet, un acte sexuel permet de bien irriguer les corps érectiles du pénis et ceux du sexe féminin, donc de conserver une bonne réactivité de l’appareil génital. C’est exactement comme le sport et la souplesse pour le reste du corps. Plus on s’entretient, mieux ça fonctionne, et plus on peut en retirer du plaisir. C’est important de le savoir si l’on veut garder une vie amoureuse et sexuelle toute sa vie !
PS : ce que j'aime bien dans l'histoire de Pierre, c'est que, même quand on pense que tout est perdu, tout peut recommencer ! Sa femme le fuyait physiquement, et puis....


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Pourquoi le pénis en érection est ferme et rigide ?

Catherine Solano le 12/09/2006 à 11:01
Pourquoi le pénis en érection est ferme et rigide ?  pannes sexuelles

Quand on vit une dysfonction érectile, on se demande « mais pourquoi moi, j’ai une panne ? » Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous avez une bonne érection ?

Lors de l’érection, le pénis se durcit. Oui, mais pourquoi ? Parce qu’il se remplit de sang ? Certes, mais le sang n’est pas une substance particulièrement dure, puisqu’il s’agit d’un liquide ! Alors, à quoi est due la rigidité pénienne ?
Elle vient d’une membrane très solide, l’albuginée. Cette membrane entoure les corps caverneux et contient, sous haute pression, le sang qui l’emplit. Et c’est cette pression appliquée sur l’albuginée qui confère sa rigidité importante au pénis.

C’est exactement la même chose qui se passe si vous gonflez un bateau de type Zodiac. S’il devient ferme, c’est que l’air est contenu dans un tissu extrêmement solide et non extensible. Ainsi, l’air sous pression donne une sensation de fermeté importante. Pour que cela fonctionne il faut que la membrane supporte une importante pression. C’est bien le cas de l’albuginée.

Quand le pénis est au repos, l’albuginée est relativement élastique. Lorsque le sang arrive pour former une érection, elle se distend. Elle va atteindre un degré d’extension à partir duquel elle se rigidifie et devient incapable de se distendre plus. C’est donc d’elle que dépend la taille du pénis en érection.

Il existe en fait deux sortes d’albuginées : l’une pour les corps caverneux, corps érectiles très rigides du dessus du pénis. L’autre est celle du corps spongieux, corps érectile nettement moins rigide du dessous du pénis. Elles n’ont pas la même consistance. Celle des corps caverneux est très épaisse alors que l’albuginée du corps spongieux l’est moins, ce qui entraîne une différence de consistance importante. Les corps spongieux sont comme une éponge : un peu mous, car ils contiennent du sang sous basse pression contenue par une membrane relativement fine.

Parfois, il existe un problème au niveau de l’albuginée. Elle peut se déchirer sous l’effet d’un traumatisme. Dans ce cas, l’endroit où cette déchirure survient va laisser passer le sang qui appuie sur cette zone de fragilité. L’albuginée va cicatriser, mais elle garde souvent une cicatrice qui entraîne, à cet endroit, une courbure du pénis en érection. Cela peut s’opérer, mais l’idéal est d’agir vite dès que cet accident se produit. Un chirurgien peut recoudre cette membrane pour lui permettre de cicatriser en gardant au pénis sa forme naturelle.

Au fait, la photo est celle d'un ballon solaire qui se gonfle par la dilatation de l'air provoquée par la chaleur du soleil. On appelle ça un ballon solaire et son enveloppe est noire pour capter la chaleur. C'est vraiment à la fois amusant et intéressant scientifiquement pour les enfants. Allez, je vous mets un lien.






Troubles de l’érection et désir sexuel : où est l’œuf, où est la poule ?

Catherine Solano le 25/08/2006 à 12:40
Troubles de l’érection et désir sexuel : où est l’œuf, où est la poule ?  pannes sexuelles

Quand on observe une difficulté d’érection associée à une diminution du désir sexuel, il est difficile de savoir quel est vraiment le problème : l’érection ou le désir. Surtout si les pannes sexuelles se répètent… La question est : s’agit-il d’une dysfonction érectile ou d’un trouble du désir sexuel ?

Quand on vit d’une panne sexuelle, on se pose des questions. Et on doit, en particulier s’en poser une : « Est-ce que j’avais vraiment envie de faire l’amour ? ». Car si l’envie n’est pas là, il est parfaitement naturel de ne pas avoir de bonne érection. Parfois, la réponse à cette question est évidente : « Non, je n’avais pas envie, c’est ma partenaire qui a initié le rapport sexuel et j’aurais dû dire non ! » Mais il arrive souvent qu’un homme ne se souvienne plus des conditions de début de l’acte amoureux, angoissé qu’il est alors au sujet de son érection.

Et le problème se complique encore lorsque l’on sait qu’une panne d’origine complètement physique (problème d’artère par exemple), va souvent entraîner une baisse importante de désir sexuel. Car si l’érection ne fonctionne plus si bien, l’homme imagine un échec à venir, et cela peut suffire à lui couper le désir de faire l’amour.
Alors, autant il est important de se demander : « Est-ce la diminution du désir sexuel qui est apparue la première, ou est-ce la difficulté érectile ? », autant il est parfois difficile d’y répondre. Pourtant, si vous consultez, votre médecin vous la posera cette question. En effet, si le désir est bas, un bilan hormonal est d’autant plus important. Car une baisse du taux de testostérone ou une augmentation de l’hormone prolactine peut être en cause…

Cet article a été rédigé pour répondre à la réaction de "Beau gosse".



Cotez votre degré d'insuffisance érectile (ou de trouble de l'érection)

Catherine Solano le 28/07/2006 à 11:05

La gêne occasionnée par les pannes sexuelles peut être mesurée par les médecins. Cela sert à situer un homme sur une échelle de troubles de l’érection.

Le but de cette cotation est par exemple de comparer l’effet de divers traitements, médicaments, régimes, l’effet négatif d’une maladie ou d’une intervention chirurgicale. Quand on chiffre, on mesure le degré de gêne, on peut comparer plus finement. Cette échelle a donc un intérêt scientifique.

L’échelle la plus utilisée s’appelle l’IIEF-15 et comporte 15 questions. Elle existe aussi en version simplifiée que je vous présente. Cette échelle simplifiée sert à dépister les vrais troubles de l’érection. Cet outil de mesure est scientifiquement validé et a été mis au point par Rosen et ses collaborateurs.
Vous devez choisir une seule réponse et additionner les points que vous obtenez (notés entre parenthèse).

-1- Au cours des 6 derniers mois, comment qualifieriez-vous votre confiance à pouvoir obtenir et maintenir une érection ?
- Confiance très élevée (5)
- Confiance élevée (4)
- Confiance modérée (3)
- Confiance faible (2)
- Confiance très faible ou absente (1)

- 2 - Au cours des 6 derniers mois, lorsque vous avez eu une érection suite à une stimulation sexuelle, à quelle fréquence ces érections étaient-elles suffisamment rigides pour permettre une pénétration?
- Quasiment toujours ou toujours (5)
- La plupart du temps (plus de la moitié des cas) (4)
- Parfois (à peu près la moitié des cas) (3)
- Quelquefois (moins de la moitié des cas) (2)
- Quasiment jamais ou jamais (1)

- 3 - Au cours des 6 derniers mois, lorsque vous avez essayé d'avoir des rapports sexuels, à quelle fréquence avez-vous été capable de pénétrer (entrer dans) votre partenaire ?
- Quasiment toujours ou toujours (5)
- La plupart du temps (plus de la moitié des cas) (4)
- Quelquefois (moins de la moitié des cas) (3)
- Quelquefois (moins de la moitié des cas) (2)
- Quasiment jamais ou jamais (1)

- 4 - Au cours des 6 derniers mois, durant les rapports sexuels, avez-vous été capable de maintenir votre érection une fois avoir pénétré votre partenaire?
- Oui, et ce n’était pas difficile (5)
- Oui avec un peu de difficulté (4)
- Difficilement (3)
- Cela s’est révélé très difficile. (2)
- Cela a été extrêmement difficile (1)

- 5 – Au cours des 6 derniers mois, quand avez-vous été satisfait de vos rapports sexuels ?
- Jamais ou presque jamais (1)
- Dans moins de la moitié des cas. (2)
- Dans à peu près la moitié des cas. (3)
- Dans plus de la moitié des cas. (4)
- Toujours ou presque toujours. (5)

Résultat : Il se situe obligatoirement entre 5 et 25 points.
En dessous de 21 points, il est fort probable que vous souffriez d’une dysfonction érectile.
Les hommes qui souffrent de problèmes d’érection ont un score moyen de 11 et ceux qui sont « érectilement fonctionnels » ont un score moyen de 23.

Quelques précisions sur le Score IIEF-5
Le testEEIF-5 a une sensibilité de 98 % : il dépiste 98 % des dysfonctions érectiles et passe à côté de 2 %
Ce test a une spécificité de 88 % : dans 88% des cas où il dépiste une dysfonction érectile, elle est réelle, et dans les 22 % de cas restant, elle n’est pas avérée.

Sources :
RC Rosen et al. Development and evaluation of an abridged, 5-item version of the international index of erectile function (IIEF-5) as a diagnostic tool for erectile dysfunction. International Journal of Impotence Research 1999 11: 319-326.




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Votre partenaire trouve que votre sexe en érection n'est pas à la hauteur (fin)

Catherine Solano le 24/07/2006 à 15:05

Où l'on apprend que posséder un pénis volumineux en érection présente aussi des inconvénients.

Posséder un pénis qui présente une bonne taille en érection est réputé être un atout. Pourtant, cela présente aussi un inconvénient important.
Lors du phénomène de l’érection, du sang afflue au niveau du pénis. Ce sang était auparavant dans la circulation corporelle générale. Une partie de ce sang va donc, assez rapidement se trouver piégée dans le pénis.
La quantité de sang « transfusée » du corps vers le pénis est à peu de choses près la même pour tous les hommes, quel que soit le volume de leur pénis. Il en résulte qu’un sexe très grand sera peu rigide, peu dur en érection. Il reste souple et flexible. Au contraire un sexe petit deviendra beaucoup plus dur et rigide.
Il existe d’ailleurs des cas bien connus des sexologues où certains hommes pourvus d’un sexe très grand imaginent souffrir de difficultés érectiles. En réalité, tout fonctionne parfaitement, mais leur sexe ne parvient jamais à atteindre une rigidité importante, même lorsque tout le sang destiné à l’érection arrive dans leur pénis : celui-ci reste plus ou moins mou.

Or l’intérieur du vagin est sensible à la pression appuyée (et à la lenteur des mouvements), ce qui fait qu’un sexe plus rigide, même pas très grand a de bonnes chances de procurer des sensations voluptueuses… D’autant plus que le vagin fait 12 centimètres de profondeur en moyenne et… 0 centimètres de largeur puisque ses parois accolées sont écartées par l’entrée du pénis.

Finalement, si un grand sexe est intéressant sur le plan esthétique et fantasmatique (il peut faire rêver !), un petit sexe, lui, se révèle particulièrement intéressant sur le plan de la rigidité, donc des sensations vaginales. Quant au pénis moyen, il permet de se sentir bien sur les deux plan sans trop se poser de questions. C’est d’ailleurs là où se situent la plupart des hommes !




Votre partenaire trouve que votre sexe en érection n'est pas à la hauteur (suite)

Catherine Solano le 21/07/2006 à 17:11

Après la largeur, la longueur du pénis en question... Si elle le trouve trop court, a-t-elle raison ?

La réponse est non… en tout cas sur le plan mécanique.
En effet, le vagin au repos fait en moyenne 8 centimètres de profondeur, et jusqu’à 12 en état d’excitation.
Il ne sert donc à rien pour un homme d’avoir un pénis de 30 centimètres de long comme en rêvent certains. Le résultat est alors simplement qu’il ne pourrait pas entrer son sexe entier dans le vagin de sa partenaire ! Cela n’est aucunement gênant d’ailleurs, puisque le gland en étant la zone la plus sensible, le pénis sera de toute manière, stimulé lors d’une pénétration profonde.
Cela dit, certaines femmes affirment ressentir plus de sensations vaginales, au fond du vagin, zone où se situe le col de l’utérus. Si jamais un homme estime peiner à atteindre les 12 centimètres en érection, et que sa partenaire le regrette, la solution est de choisir une position amoureuse qui raccourcit le vagin. Ces postures correspondent à celles où la femme plie les genoux, comme par exemple, la position du missionnaire avec genoux repliés. Cela permet alors à cette femme d’augmenter ses sensations voluptueuses.
Mais même si un pénis plus long ne change pas grand chose à la mécanique du plaisir, il peut en être autrement au niveau des fantasmes. Les hommes, autant que les femmes, peuvent fantasmer sur un pénis long comme une épée…

Cet article a été écrit pour continuer à répondre à « Beau gosse » et à tous ceux que cela peut aider… À suivre… (Les inconvénients d’un pénis volumineux en érection)



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Votre partenaire trouve que votre sexe en érection n'est pas à la hauteur...

Catherine Solano le 17/07/2006 à 11:30

Votre partenaire se plaint que votre sexe n'est pas assez gros. C'est dur à avaler comme remarque, mais au fait, est-ce justifié ?

La réponse est non !
Pourquoi ? C’est que le vagin est une cavité virtuelle. Au repos, ses deux parois sont accolées l’une à l’autre. Pour se sentir « emplie », elle n’a donc nullement besoin d’un sexe énorme ! Si jamais elle a la sensation que le pénis en érection de son partenaire n’est pas suffisamment volumineux, c’est elle qui a un problème ! Lequel ? C’est très simple : son vagin n’est pas assez musclé. En effet, les parois du vagin sont entourées de muscles, les muscles du périnée. Un vagin bien musclé est très tonique et il ressent des sensations quand il reçoit un organe sexuel masculin, même petit. Il est capable de se serrer autour d’un pénis qui serait de la taille d’un crayon à papier… C'est rare de ne pas avoir ça en magasin ! Donc, quand une femme se plaint que votre pénis est trop fin, renvoyez-lui la balle. Un homme ne peut absolument pas faire grossir son pénis alors qu’une femme peut pratiquer une gymnastique de musculation vaginale. C’est ce que font toutes les femmes après accouchement pour retrouver un vagin tonique. En plus, plus un vagin est musclé, plus il éprouve des sensations de plaisir, et plus il accède facilement à l’orgasme. Alors mesdames, au travail !

À suivre… (prochain article : et la longueur du pénis en érection?)
Cet article a été écrit pour répondre à « Mr Cocu »… à propos, je lui propose de se choisir un autre nom plus sympa. Beau gosse par exemple !



Les fausses pannes sexuelles (fin)

le 07/07/2006 à 10:45

Suite et fin des faux problèmes d'érection, pour rassurer les angoissés de la panne !

- Mon érection est bonne seulement avant l’éjaculation. C’est vrai, c’est à ce moment précis que l’érection est la plus dure, la plus ferme. Il en est ainsi pour tous les hommes. Mais cette rigidité correspond à une excitation très élevée. Ainsi, si vous recherchez cette rigidité maximale, vous risquez d’éjaculer très vite, trop vite. C’est pourquoi il est bon de savoir apprécier toutes les érections quelles que soient leur rigidité.

- Je suis fatigué : Ce n’est pas une panne ! Vous êtes comme une voiture dont le moteur a trop chauffé ou qui n’a plus d’essence. Elle a besoin de se recharger en énergie et de laisser reposer son moteur, elle repartira très bien sans aucune réparation. Vous avez simplement besoin de récupération !

- J’ai du mal à obtenir une érection après un premier rapport : Il ne s’agit absolument pas d’une panne, mais d’un phénomène obligatoire. Après une éjaculation, le sexe masculin a besoin d’une période de repos. On l’appelle la période réfractaire. Pendant ce temps, toute stimulation sexuelle (caresse par exemple) est inefficace voire désagréable. Et la durée de cette période réfractaire augmente avec l’âge. C’est une donnée incontournable avec laquelle il faut savoir faire.

Et il existe encore toutes sortes de raisons à ne pas avoir l’érection de vos rêves, sans qu’il s’agisse pour autant d’une panne !



Les fausses pannes sexuelles (suite)

Dr Catherine Solano le 03/07/2006 à 11:11

Suite des fausses pannes 1 ou dysfonctions érectiles imaginaires, ou fausses impuissances...

Des exemples de fausses pannes (suite)
- Je change de position. Votre corps possède un esprit, une âme, un cerveau, une intelligence, c’est évident. Mais il est aussi une machine physique. Il est un contenant empli d’un liquide, le sang. Quand vous penchez un récipient empli de liquide, la répartition de ce fluide change. Une comparaison : prenez une bouteille à moitié pleine d’eau. Elle est posée verticalement. Vous la penchez, puis vous la posez à l’horizontale. L’eau se répartit alors tout à fait différemment. Il en est exactement de même quand vous changez de position : le sang contenu dans votre pénis peut s’en retirer momentanément, simplement à cause de la mécanique des fluides. Il faut alors patienter quelques secondes pour retrouver un équilibre des fluides qui permettra de retrouver une érection… si vous n’avez pas une décharge d’adrénaline à cause du stress juste à ce moment.

- Mes érections ne sont pas stables. Mon érection commence, elle est bien rigide, puis elle devient plus molle, redevient plus dure… Et je ne sais jamais si elle ne va pas le lâcher d’un coup. C’est mon angoisse. Rassurez-vous c’est parfaitement normal. Le pénis n’est pas un récipient qui s’emplit de sang pour rester tel quel. Il est un organe vivant, et, même en érection, le sang continue à aller et vernir, à circuler. D’où ces variations physiologiques, parfaitement normales de la rigidité. Il est fort important de le savoir pour ne pas se fixer dessus avec anxiété !
A suivre...



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Les fausses pannes sexuelles

Dr Catherine Solano le 30/06/2006 à 21:36

On croit parfois avoir un trouble de l'érection, une panne, sans savoir s'il s'agit vraiment ou non d'une anomalie !

Un homme pense : « j’ai une panne sexuelle ». Mais est-ce vraiment une panne ? Il pense avoir un problème, mais il s’agit peut-être simplement d’un fonctionnement parfaitement normal !
Voici quelques exemples de fausses pannes :
- Je n’ai pas de désir. Ma partenaire a envie de faire l’amour et pas moi. Je suis conciliant, je dis oui sans envie. Mon érection n’est pas très bonne et elle peut même s’arrêter totalement. S’agit-il d’une panne ? Pas du tout. Mon corps n’a absolument aucun raté. Il n’a pas le stimulant nécessaire pour faire l’amour : le désir ! Il est dans ce cas parfaitement normal et logique de ne pas avoir d’érection. Si cela vous est déjà arrivé pensez que vous n’êtes pas une machine. Un homme a des émotions, et il ne peut être en érection à la demande !
- Ma partenaire n’a pas de désir. Quand une femme dit oui sans en avoir envie, le corps masculin, très sensible peut le percevoir bien avant votre intelligence. Dans ce cas, votre sexe se dit « pas la peine de me fatiguer, elle n’a pas envie de faire l’amour. Je préfère me mettre au repos et le faire un autre jour. » Si vous restez sourd à ce message, vous pouvez vous angoisser et vous demander pourquoi votre érection fait grève tout à coup !`
A suivre...



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Les pannes sexuelles : un problème honteux ?

le 14/06/2006 à 15:02

Les sexologues l’affirment : tout homme a eu ou aura un jour une panne sexuelle ! Cela vous angoisse ? Il n’y a pas de quoi. Si je vous disais : « Un jour ou l’autre, vous avez eu, vous avez ou vous aurez une angine », vous répondrez : « Oui, sans doute ». Mais une panne sexuelle, cela peut sembler plus inquiétant.

Ce sujet est encore tellement tabou que seuls 20 à 30 % des hommes souffrant vraiment de pannes osent demander de l’aide à leur médecin, soit un homme sur 5 à un homme sur trois. La majorité se tait et garde son problème secret. Pour une angine qui dure, n’importe qui finit par se soigner : pour une panne, non. C’est dommage de souffrir en silence.

Pourquoi les hommes n’en parlent-ils pas ?
- 37 % affirment que c’est trop délicat, trop embarrassant ou trop personnel.
- 25 % repoussent le moment de s’en occuper. Ils n’ont pas envie d’y penser en ce moment.
- 23 % pensent qu’il s’agit d’un problème temporaire… et qu’il suffit donc d’attendre pour que ça revienne.
- 21 % estime que le problème n’est pas médical.
- 21 % n’osent pas embêter leur médecin avec ça. En effet, ils trouvent que ce n’est pas une urgence.

Il y a encore de nombreuses autres raisons imaginables ! Certains hommes nient le problème, comme si ne pas parler d’un souci les empêchait d’exister. D’autres se demandent comment trouver les mots pour en parler à un médecin ; on n’est pas forcément à l’aise pour parler de ses propres pannes. D’autres sentent réellement que leur médecin n’est pas à l’aise avec le sujet. D’autres encore en parlent avec leur partenaire qui les dissuade de consulter. D’autres pensent « à mon âge, c’est normal, ma vie sexuelle s’achève », ce qui est aberrant quel que soit cet âge. D’autres évitent d’y penser pour ne pas s’angoisser, d’autres ont peur des traitements, ou de découvrir une maladie. D’autres n’arrivent pas à accepter de penser : « j’ai un problème ». D’autres ont peur des traitements. D’autres ont peur que le médecin se moque de leur angoisse… ou de leur pénis s’il les examine…

Pourtant, pour un médecin, la panne sexuelle est d’une banalité extrême. Aussi fréquente peut-être que les rhumes ou les angines ! Et tous les hommes quels qu’ils soient s’y trouvant confronté un jour ou l’autre, il ne faut pas imaginer que la virilité s’en trouve atteinte. Car la virilité, dans ce cas, c’est peut-être plutôt le courage de faire face !
Ce que je raconte paraît peut-être excessif. Mais c’est qu’en consultation, il m’arrive régulièrement de voir des hommes jeunes (moins de 40 ou 50 ans) qui n’ont pas de rapport sexuels depuis des années pour cause de pannes et qui n’ont jamais osé consulter. C’est vraiment très triste de penser qu’ils se gâchent des années de vie. En plus, quand ils sortent d’une consultation, ils me disent toujours : « Je m’en faisais une montagne et je me rends compte que c’est simple de consulter. Après tout, la sexualité, ça fait partie de la vie ! »


Le témoignage de John sur son "impuissance"

le 31/05/2006 à 12:12

John et ses pannes.

John travaille au ministère de l’Intérieur. C’est un célibataire d’une quarantaine d’années, bel homme, grand, sportif en excellente santé. D’après ses allusions, il semblerait qu’il travaille pour les services secrets ! « Avec mon métier, explique-t-il, il m’est impossible de me marier ».
Il ne prend aucun médicament. Et pourtant, il consulte pour des troubles de l’érection, rencontrés avec une femme de passage. Un James Bond avec une panne, c’est dommage ! Il utilise même le mot "impuissance" terme que n'utilisent plus les médecins sexologues depuis longtemps !
Finalement, après plusieurs entretiens avec son médecin, il s’avère que John met une goutte de collyre Timoptol dans chaque œil tous les jours. Il présente en effet un risque de glaucome. Ce médicament est un bêta-bloquant. Le début des pannes correspond exactement au moment où John a commencé à utiliser ces gouttes. Une goutte par jour dans chaque œil, cela peut sembler minime, mais chez certains hommes cela entraîne pourtant des pannes…


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Le témoignage de Julien sur ses troubles de l'érection

le 31/05/2006 à 12:09

Julien et ses pannes.

Julien a 25 ans et il raconte une histoire qui date un peu pour lui. « J’avais 19 ans et je passais une année très stressante car je préparais des concours d’école de commerce. En plus, petit à petit, j’ai commencé à ne plus avoir d’érection le matin. Et puis, je n’en ai plus eu du tout pendant une année entière. J’étais tellement déprimé que j’ai failli me flinguer. Je me disais : « à quoi bon passer un concours si je ne peux jamais avoir de vie sexuelle et amoureuse ? » Et puis, une fois mon concours passé et réussi, mon érection est revenue progressivement en un an. Trois ans plus tard, j’ai enfin compris ce qui s’était passé : dans ma période stressante, un médecin me trouvant une tension artérielle trop haute, m’avait prescrit un médicament. Il a bien marché et ma tension est redevenue normale. Mais ce traitement, un bêta-bloquant était à l’origine de mon absence totale d’érection. J’en veux à mort à ce médecin qui ne m’avait pas prévenu. J’aurais vraiment pu me suicider pour une chose comme ça. C’est lamentable de ne pas tenir compte de la personne dans sa globalité. »


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Quels médicaments peuvent entraîner des pannes sexuelles ?

Catherine Solano le 30/05/2006 à 11:01
Quels médicaments peuvent entraîner des pannes sexuelles ?  pannes sexuelles

Il existe sans doute plus de 200 médicaments qui sont accusés d’entraîner des troubles de l’érection. Cela fait beaucoup !

Notez tout de même que l’effet anti-érection n’est pas systématique chez tous les hommes. Certains hommes prenant ces traitements n’ont absolument aucun trouble sexuel. Notre corps est plus ou moins réceptif aux effets secondaires des traitements.
Certains laboratoires signalent le risque de dysfonction érectile et d’autres non. Ceux qui en parlent indiquent souvent dans les effets indésirables «impuissance» ! Ce terme n’est plus du tout utilisé en sexologie, et je dois dire que j’y suis allergique… Je l’ai cependant conservé pour reproduire avec exactitude les termes employés officiellement.
À propos, le contraire de « impuissant », c’est quoi ? Tout-puissant ? On dit toujours que Dieu est tout-puissant… Est-ce que cela signifie que si l’on a une excellente érection, on peut se prendre pour un Dieu ? Ou que Dieu lui-même sait combien la sexualité est importante. Il n’y a pas de raison, c’est bien lui qui l’a inventée non ? Enfin, si vous y croyez !

Si vous avez expérimenté des pannes avec un médicament, témoignez ! Vous aiderez d’autres hommes à comprendre ce qui se passe !
Si vous prenez un de ces médicaments et que tout va bien pour vous, témoignez aussi !


Les médicaments néfastes pour l’érection sont de différentes familles :

- Les antihypertenseurs : ils servent à faire baisser la tension artérielle. Le problème, c’est que si la pression du sang baisse, elle peut aussi baisser à l’arrivée dans le pénis… d’où la panne. Je caricature, c’est plus compliqué que cela, mais l’idée y est ! D’autant plus que l’hypertension par elle-même est nocive pour l’érection. Parmi les antihypertenseurs, il existe plusieurs familles de médicaments en cause : les diurétiques, les bêta-bloquants, les IEC (inhibiteurs de l’enzyme de conversion), etc.
- D’autres médicaments à visée cardiovasculaire comme les antiarythmiques, les digitaliques,
- Les hypolipémiants qui font baisser les taux de cholestérol dans le sang.
- Les antidépresseurs. Ils agissent sur l’érection et sur le désir en le diminuant, et cela d’autant plus que la dépression a déjà un effet négatif par elle-même sur le désir et l’érection.
- Les antiulcéreux. Pour lutter contre un ulcère à l’estomac, on peut vous prescrire un médicament néfaste pour votre érection…
- Les antihormones. Les antiandrogènes . En cas de traitement pour cancer de la prostate par exemple, les médicaments sont souvent à l’origine de pannes sexuelles.
- Les neuroleptiques entraînent souvent eux aussi des troubles sexuels.
- Les antiépileptiques.
- Les traitements à visée prostatique : les alphabloquants ; le finastéride.
- Les médicaments antirétrovirus prescrits contre le virus du sida.
- La chimiothérapie anticancéreuse.

Deux témoignages très bientôt !


En cas de panne sexuelle, faut-il faire un bilan médical et lequel ?

le 30/05/2006 à 10:55

Quand un homme est victime d’une panne sexuelle, que doit-il faire, médicalement parlant ?