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Le surpoids est-il anti-érection ?

Catherine Solano le 02/03/2014 à 19:08
Le surpoids est-il anti-érection ?  pannes sexuelles

Attention au bons repas ! Les kilos en trop sont embêtants pour votre silhouette, certes, mais aussi pour votre vie sexuelle. Horreur, on ne peut même plus se faire plaisir en mangeant...

Manger ou faire l'amour, il faut choisir !

Une étude sur 864 hommes d’âge moyen 52 ans avait observé à la fois le poids et le taux de testostérone dans le sang. (testostérone totale).
Résultat : le taux de testostérone baisse de manière significative quand l’indice de masse corporelle augmente. Les hommes obèses ont un taux moyen de testostérone inférieur de 1,50 ng/ml au taux de ceux qui ont une corpulence normale. Autrement dit, plus vous êtes gros, plus votre testostérone est basse.
Quand on sait que plus la testostérone est basse, moins bonne est l’érection, on peut en conclure que les kilos en trop sont anti-érection.

D'après une communication du Dr Etienne Olivry - AUA 2006 - (American Urological Association)



La prolactine et le désir masculin, au coeur du cerveau...

Catherine Solano le 11/07/2010 à 22:35
La prolactine et le désir masculin, au coeur du cerveau...  pannes sexuelles

La prolactine est une hormone connue pour agir sur le désir. Elle est fabriquée au coeur du cerveau dans l'hypophyse. Quand elle est très élevée, elle l'inhibe, et c'est ce qui se produit après un accouchement. Mais la prolactine peut aussi être élevée chez un homme.

Une étude a voulu observer l'effet de la prolactine sur la sexualité masculine.
Il s'avère que la prolactine un peu trop élevée (20 à 35 ng / ml) n'a pas vraiment d'action néfaste sur la libido (donc sur l'érection).
En revanche, une prolactine vraiment élevée (plus de 35 ng / ml) abaisse vraiment le désir sexuel...
Et puis, quand on donne à ces hommes un traitement qui abaisse la prolactine, le désir va mieux. En revanche si jamais le médecin leur prescrit de la testostérone, cela n'a pas d'effet particulier.
Il semble donc qu'en cas d'inhibition importante du désir masculin (comme féminin d'ailleurs), il faille doser la prolactine. Et puis, traiter cette anomalie, soit par un médicament qui l'abaisse, soit, encore mieux, en agissant sur la cause de cette anomalie. Elle est souvent le fait d'un médicament psychotrope, un neuroloptique ou un antidépresseur.
Si la prolactine est légèrement élevée, il faut simplement la doser à nouveau un peu plus tard.
Au final, c'est ce que les médecins sexologues pratiquaient déjà !

Réf : Lizette J. Smith et al. Effect of Hyperprolactinemia in Male Patients Consulting for Sexual Dysfunction
The Journal of Sexual Medicine 2007; 4(5): 1247-53




Vous avez des pannes d’érection ? Faites un bilan chez un médecin cardiologue.

Dr Catherine Solano le 02/08/2009 à 22:19
Vous avez des pannes d’érection ? Faites un bilan chez un médecin cardiologue.  pannes sexuelles

La panne, c'est désagréable, mais cela peut aussi être une sonnette d'alarme. Alors, attention à ne pas seulement la considérer comme un problème "de luxe" à ne soigner que si l'on est futile ! Elle mérite d'être sérieusement prise en compte.

Une étude italienne (Montorsi et al. Erectile dysfonction prevalence, time of onset and association with risk factors in 300 consecutive patients wieh acute chest pain and angiographically documented coronary artery disease. European urology 2003 ; 360-65) l’avait déjà démontré et cela se confirme.

300 hommes souffrant d’angine de poitrine (douleurs dans la poitrine liée à un manque d’arrivée d’oxygène aux cellules du cœur par les artères coronaires) voient leur cas étudié. Leur angine de poitrine était explorée par une angiographie, démontrant que les artères étaient rétrécies. Chez ces hommes, après interrogatoire médical, on constatait que 49 % souffraient de pannes d’érection. Et, dans 67 % des cas, ces troubles érectiles avaient précédé l’apparition de l’angine de poitrine. La durée entre la survenue de la dysfonction érectile et les troubles cardiaques était de 38,8 mois.
Autant dire que si vous avez des pannes d'érection vous êtes à haut risque d'infarctus dans les 3 ans à suivre.

Une autre étude va dans le même sens. Les médecins ont comparé des hommes souffrant de dysfonction érectile avec des hommes sans trouble de l’érection. (12 825 hommes dans chaque groupe). Le risque relatif d’infarctus est 3 à 4 fois plus élevé si un trouble de l’érection est présent chez les hommes entre 40 et 55 ans. (Blumentals WA et al. Should erectile dysfunction be considered as a marker for acute myocardial infarction ? Results from a retrospective cohort study. Int Impot Res 2004 ; 16 : 350-3)

Que retirer de ces données en pratique ?

Cela signifie qu’en cas de pannes d’érection répétées, il faut absolument faire un bilan cardiaque, c'est-à-dire consulter un médecin cardiologue.. Car des troubles érectiles sont peut-être le signe que vos artères sont en train de se rétrécir, au niveau du pénis (c’est très désagréable), mais aussi au niveau des artères coronaires (plus que désagréable, c’est dangereux).
Comme on sait bien soigner les risques d'infarctus, ça vaut la peine d'explorer les risques que l'on court. Autant mourir très vieux en bonne santé avec des érections correctes que jeune d'un infarctus avec des pannes...





Érection, taille du pénis, le mieux est l'ennemi du bien...

Catherine Solano le 14/04/2009 à 17:44
Érection, taille du pénis, le mieux est l

Certains hommes rêvent d’un pénis plus gros. Rêver, c’est bien mais se mettre en danger pour réaliser un rêve, c’est beaucoup moins intelligent. Un article de l’International Urology and Nephrology (2007 ; 39 (2) : 553-5) vient de le démontrer une fois de plus.

Pour augmenter le volume du pénis, une méthode a eu son heure de gloire, mais est quasi abandonnée aux US ou en Europe de l'Ouest. Elle persiste en Asie et en Europe de l'Est, souvent réalisée par des non médecins. Il s'agit d’injecter des substances dans le sexe.
Malheureusement, cela peut entraîner de gros problèmes d’érection, voire de sévères déformations du pénis.
Cet article rapporte un nouveau cas de « Parafinome » chez un homme de 71 ans. (On appelle ça ainsi, car ils s'agit peut-être d'une substance dérivée de la paraffine)
Environ 40 ans après avoir fait injecter à plusieurs reprises une substance inconnue (il ne doit pas s’en rappeler), il avait de gros problèmes urinaires, ne pouvant plus uriner debout, seulement par un petit jet intermittent ; il souffrait aussi d’importantes douleurs lors de l’érection, ainsi qu’une impossibilité à avoir des relations sexuelles.
Et en plus, esthétiquement c'était affreux, je n’ai même pas osé vous mettre la photo tellement c’est horrible !

(J'ai préféré vous mettre une photo de rêve : il rêvait d'un sexe plus volumineux, il a eu une douche froide ! Ou encore : pourquoi rêvait-il d'un pénis plus important ? Pour trouver l'amour comme tout le monde ? Pour se sentir digne d'être aimé ?)

Il a dû se faire opérer, et peut à nouveau uriner normalement, et faire l’amour avec sa femme. Heureusement qu’il y a aussi des chirurgiens compétents.
Notez qu'à 71 ans, il fait l'amour avec sa femme : il se rattrape, car ça faisait un moment qu'il n'avait plus de vie sexuelle. Plusieurs années, sans doute une dizaine...
Alors, on le savait déjà : mieux vaut un pénis pas trop grand, mais joli et fonctionnel qu’un pénis qui ne fonctionne plus et qui est complètement boursouflé. Fuyez les charlatans qui pensent surtout à gonfler leur porte-monnaie en vous faisant prendre des risques inadmissibles !





La chasse est-elle dangereuse pour l'érection ?

Catherine Solano le 09/09/2007 à 13:50
La chasse est-elle dangereuse pour l

L’exposition chronique au plomb peut entraîner des pannes sexuelles ou dysfonctions érectiles.

Si vous vous balladez dans la forêt en période de chasse, attention à ne pas recevoir de plombs... Oui, c'est dangereux.

La santé humaine est menacée par l’exposition aux métaux lourds présents dans l’environnement. L’intoxication au plomb entraîne une hypertension. La production de radicaux libres et l’abaissement des réserves d’antioxydants qui en résultent sont en relation directe avec la vasoconstriction des vaisseaux sanguins.
Cet effet, étudié sur la circulation générale pourrait aussi atteindre les artères des muscles lisses des corps érectiles caverneux. À partir du moment où l’artère se contracte sous l’effet de l’exposition au plomb, l’érection fonctionnerait de toute évidence beaucoup moins bien.

Pour étudier cette hypothèse, des chercheurs ont tout simplement dosé dans le sang le taux de plomb chez des hommes atteints de dysfonction érectile importante. Ces hommes étaient en effet candidats à un implant pénien.
Sur 34 hommes, 16 présentaient un taux élevé de plomb dans le sang (au dessus de 25 g/dl). Afin de comparer le plomb a été dosé chez 15 hommes sans troubles érectiles. Résultat : aucun ne présentait de taux de plomb élevé.
Chez les hommes dont le taux de plomb est élevé, le taux de plomb dans les corps caverneux augmente. Notons aussi que leur taux d’antioxydants dans le sang est significativement plus bas.
En étudiant les tissus caverneux après l’intervention pour implant pénien, on note la présence de grains de plomb grisâtres dans les corps caverneux, visibles au microscope.

En conclusion, l’exposition au plomb est certainement un facteur de dysfonction érectile.

Alors, éviter les tuyaux en plomb à votre domicile, la peinture ou plomb... Et de vous faire viser par un chasseur.
En plus, je me dis que si les animaux chassés disparaissent, c'est peut-être à force de recevoir du plomb dans l'aile. Un lapin impuissant ne peut plus se reproduire... même s'il n'est pas mort.

Je note aussi qu’encore une fois, personne ne se demande si l’exposition au plomb est un facteur de dyslubrification féminine, ce qui est probablement le cas !

Chronic Lead exposure may be associates with erectile dysfunction (05- 09 2007) Tarek H. Anis MD et al. Cairo university. Department of Andrology and Sexology




Viagra et sommeil...

Catherine Solano le 29/08/2007 à 09:48
Viagra et sommeil...  pannes sexuelles

Le Viagra, un somnifère ? En lisant l'article ci-dessous, paru dans 20 mn, on peut se demander si c'est l'activité sexuelle qui aide à dormir ou la molécule chimique ! À votre avis ?

Il n’y a pas que le sexe dans la vie… Il y a également le sommeil. Et pour la ronflette aussi, le Viagra pourrait être utile. Les petites pilules bleues pourraient un jour aider les travailleurs postés et le personnel aérien à récupérer plus rapidement du décalage horaire et retrouver des cycles de sommeil normaux, selon une étude réalisée sur des hamsters et publiée lundi.

Le Viagra, médicament connu pour soigner les troubles érectiles masculins, pourrait aussi «être utile dans les troubles du cycle sommeil/veille», et notamment pour ceux qui souffrent de retards d'endormissement, et permettrait de mieux s'adapter aux changements d'horaires, indique l'étude publiée dans les Annales de l'Académie nationale des sciences.

Dans un sens mais pas dans l’autre

Les chercheurs de l'Université de Quilmes à Buenos Aires ont injecté à des hamsters mâles une petite quantité de Viagra et éteint la lumière six heures plus tôt qu'habituellement, comparant cette expérience à un trajet aérien du continent américain vers l'Europe.

Les hamsters traités se sont mieux adaptés au décalage horaire et ont pu plus rapidement pratiquer leurs exercices quotidiens avec la roue que ceux ayant reçu un placebo. Mais ce traitement ne fonctionne qu'en cas de décalage horaire vers l'Est, et pas dans l'autre sens, précise l'étude. Dans ce dernier cas, le Viagra ne sera pas perdu, les hamsters pourront bien trouver d’autres activités pour s’endormir.

P. K. ( avec AFP)

20Minutes.fr, éditions du 21/05/2007 - 20h11
dernière mise à jour : 21/05/2007 - 20h20


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Érection : quels résultats donnent les greffes des nerfs érecteurs ?

Catherine Solano le 20/07/2007 à 00:16
Érection : quels résultats donnent les greffes des nerfs érecteurs ?  pannes sexuelles

Quand un médecin dépiste un cancer de la prostate, une opération qui consiste à enlever la prostate chirurgicalement peut être indiquée. Dans ce cas, le chirurgien fera son possible pour conserver les bandelettes qui contiennent les nerfs érecteurs. Mais cela n’est pas toujours possible, ces nerfs passant très près de la prostate, ils doivent parfois être sectionnés pour que l’on puisse ôter tout le tissu atteint par le cancer.

En cas de prostatectomie avec section des bandelettes, la prostatectomie radicale entraîne un taux de récupération de la fonction érectile inférieur à 5% (3). C’est donc un énorme problème d’érection garanti. Cela ne se discute pas si la vie est en jeu bien sûr. Mais cela n’empêche pas d’essayer de faire mieux.
Donc, les chirurgiens, quand c’est possible, conservent les bandelettes.
Ensuite, ils proposent des injections intracaverneuses qui sont efficaces pour provoquer des érections.
Et puis, ils peuvent proposer d’utiliser un vacuum associé à un anneau pénien.
Il reste encore la possibilité de l’implant pénien.
Certains chirurgiens explorent une autre voie. Ils tentent de procéder à des greffes de nerfs quand ils sont obligés de sectionner les nerfs érecteurs. Ils prennent un bout de nerf dans la jambe (nerf sural par exemple) afin de le fixer sur les bandelettes sectionnées..
Pourtant, il n’est pas certain que cette technique puisse fonctionner.
Pourquoi ?
Le nerf sectionné, pourrait dégénérer dans la partie distale.
Nous ne savons pas s’il est vraiment capable se régénérer à partir de la partie proximale, c’est à dire celle qui continue à recevoir l’influx de la moelle. Car ces nerfs ne sont pas les mêmes que ceux qui innervent les muscles volontaires et où l’on va prélever le greffon. Les nerfs érecteurs ne possèdent pas de gaine de myéline comme les nerfs des muscles volontaires. D’autre part, les sutures ne sont pas facile à réaliser, car les deux nerfs que le chirurgien doit rapprocher n’ont pas la même taille : les nerfs greffés font 1,5 à 3 mm de diamètre, alors que les nerfs érecteurs sont de tout petits filets nerveux de moins de 1 millimètre. On va donc faire une greffe d’un nerf gros et pourvu d’une gaine de myéline sur de petits filets nerveux sans gaine de myéline.
De plus, lors des manipulations, les extrémités des nerfs que l’on met en contact sont écrasées par des clips.

Des chirurgiens (2) ont étudié le résultat de telles greffes réalisées sur des hommes qui avaient de bonnes érections avant l’intervention. La greffe a été réalisée au cours de l’intervention de prostatectomie radicale.
On a considéré qu’une érection postopératoire correcte était une érection qui permettait les rapports sexuels avec ou sans médicament en comprimé associé.

Cinq ans après l’intervention, 34 % des hommes présentaient une érection suffisante pour une pénétration (avec ou sans médicament), et 11 % des érections vraiment valables. Aucun facteur étudié ne semble avoir une action significative sur les résultats, ni l’âge, ni le type de nerf utilisé comme greffon (plusieurs sortes de nerfs tous prélevés sur les membres inférieurs ont été testés), ni le fait d’avoir subi une radiothérapie, ni le fait de suivre une hormonothérapie, ni la comorbidité (maladies associées), ni les différents médicaments.

Conclusion : la greffe de nerfs érecteurs est peut-être intéressante à condition de la pratiquer chez des patients sélectionnés. Elle n’est pas efficace chez la majorité des hommes. Mais il serait indispensable de réussir à définir les critères qui permettraient d’espérer une efficacité chez un homme donné.

(1) : RABBANI F., STAPLETON A.M., KATTAN M.W., WHEELER
T.M., SCARDINO P.T. Factors predicting recovery of erections after
radical prostatectomy. J. Urol., 2000, 164, 1929-1934.
(2) : J Urol. 2007 Feb;177(2):664-8.
Bilateral cavernous nerve interposition grafting during radical retropubic prostatectomy: Memorial Sloan-Kettering Cancer Center experience. Secin FP, Koppie TM, Scardino PT, Eastham JA, Patel M, Bianco FJ, Tal R, Mulhall J, Disa JJ, Cordeiro PG, Rabbani F. Departments of Urology and Plastic Surgery, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, New York, New York 10021, USA.




Un nouveau médicament en perspective pour le traitement de la dysfonction érectile. (Congrès AUA 2007)

Catherine Solano le 05/07/2007 à 11:51
Un nouveau médicament en perspective pour le traitement de la dysfonction érectile. (Congrès AUA 2007)  pannes sexuelles

La recherche continue. Après le Levitra, Viagra, Cialis, après l’apomorphine (Uprima ou Ixense), une nouvelle molécule va peut-être s’ajouter aux possibilités chimiques d’améliorer l’érection.

Il s’agit de la brémélanotide. Il ne se présente pas en comprimés, mais par voie intranasale. Ce produit agit sur des récepteurs du cerveau (ceux de la mélanocortine dans l’hypothalamus pour être précise).
Une étude a été présentée en mai 2007 à un grand congrès d’urologie (AUA en californie), qui a consisté à traiter des hommes diabétiques atteints de troubles de l’érection. Le diabète est en effet une maladie à risque de dysfonctions érectiles. L’étude a été réalisée contre placebo, donc a comparé l’effet de la molécule active à un faux médicament (placebo). Les résultats ont été évalués au bout de 12 semaines.
L’amélioration de l’érection était significative avec la Brémélatonine, et les effets secondaires modérés (élévation transitoire de la tension artérielle, nausées, vomissements).
Ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit d’une nouvelle piste. Comme cette molécule a une action totalement différente des autres médicaments, on peut déjà espérer qu’il n’agira pas forcément sur les mêmes personnes (ceux chez qui le Levitra ou le Cialis ou le Viagra sont inefficace ont leur chance), ou qu’une association avec un de ces trois ancêtres sera intéressante… à voir dans les années qui viennent.

On verra si ce médicament tient ses promesses. En effet, les médicaments à action centrale (sur le cerveau) ne sont pas toujours très bien supportés.


La difficulté d'érection est à surveiller

Catherine Solano le 15/04/2007 à 21:18
La difficulté d

D'après une intervention du Dr François Giuliano (urologue) au congrès de l'AIHUS de mars-avril 2007.

L’existence d’une dysfonction érectile est un facteur de risque important des problèmes cardiaques. Il est de même intensité que le risque lié à la consommation de tabac ou celui lié à l’histoire familiale d’infarctus du myocarde. C’est le même poids en matière de statistique.
Or on sait que les fumeurs ont un risque vasculaire (d’infarctus) très augmenté, tout comme les personnes qui ont dans leur famille des proches qui ont été victimes d’infarctus.
C’est pour cela qu’il est très important de dépister les troubles de l’érection. Lorsqu’une dysfontion érectile survient chez un homme non suivi par un cardiologue ou un médecin, il faut absolument faire un bilan vasculaire. Cela signifie qu’il faut l’envoyer consulter un cardiologue. Car les troubles érectiles peuvent être le signal que ses artères commencent à s'abimer, et pas seulement celles du pénis, mais aussi les artères coronaires. D'où l'intérêt d'un bilan et d'un traitement adapté si nécessaire, pour prévenir un infarctus. Cela n'empêche évidemment pas de soigner la dysfonction érectile elle-même...


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Hommes et femmes : qu'est-ce qui les satisfait sexuellement ?

Catherine Solano le 18/12/2006 à 09:12
Hommes et femmes : qu

D’après une présentation du Dr Lemaire au congrès de l’ESSM à Vienne en décembre 2006 (Une étude de Fernandez Lozano et al. abstract P-01-003)
Les différences entre satisfactions sexuelles masculines et féminines ont été étudiées scientifiquement ! Comment ?

Près de 400 hommes et femmes ont été choisis au hasard dans les familles de sujets consultant dans une clinique urologique de la région de Barcelone. Ces personnes ont accepté de répondre à un questionnaire. Il s’agissait de rapporter les 10 éléments qui, à leurs yeux, étaient les plus importants en matière de relation sexuelle. Ils ont attribué à chaque critère une note de 1 à 10.
Ce qui est intéressant, c’est de comparer les résultats entre hommes et femmes.
Les différences les plus criantes sont celles dont nous avons tous plus ou moins conscience :
Pour les femmes, les préliminaires sont très importants, essentiels même puisqu’ils sont en première position pour l’importance de la satisfaction sexuelle. Pour les hommes, les préliminaires arrivent seulement en 5ième position. Le romantisme est en deuxième position pour les femmes et en avant dernière pour les hommes ! De ces différences proviennent beaucoup d’incompréhensions. Et c’est dommage, car il est parfois plus facile qu’on le pense de donner satisfaction à l’autre !

Voici les résultats des femmes :
Qu'est-ce qui est le plus important pour votre satisfaction sexuelle ? Réponses :

Avoir des préliminaires : 8,7 /10
Romantisme lors du rapport sexuel : 8,4 / 10
Éprouver du plaisir : 8,1 /10
Satisfaction du partenaire : 7,3 / 10
Éprouver du désir : 7,0 / 10
Atteindre l’orgasme : 6,7 / 10
Satisfaction après le rapport sexuel : 5,7 / 10
Rapport qui dure le temps souhaité : 4,6 %
Maintien d’une bonne lubrification : 4,3 %

Les résultats pour les hommes :
Qu'est-ce qui est le plus important pour votre satisfaction sexuelle ? Réponses :

Éprouver du plaisir : 8,9 /10
Satisfaction de la partenaire : 8,2 / 10
Atteindre l’orgasme : 8,1 / 10
Maintien de l’érection : 8,0 / 10
Avoir des préliminaires : 6,9 /10
Éprouver du désir : 6,1 / 10
Satisfaction après le rapport sexuel : 5,6 / 10
Pouvoir retarder l’orgasme : 4,7 / 10
Romantisme lors du rapport sexuel : 3,9 / 10
Absence d’anxiété préalable : 3,4 /10

Notez que les trois premières causes de satisfactions féminines n'obligent pas le parteanire masculin à avoir une érection !
(avoir des préliminaires,le romantisme lors du rapport sexuel et éprouver du plaisir). Alors, agir à ce niveau, c'est déjà augmenter la satisfaction de l'autre, même si l'érection n'est pas au "top"...




Améliorer les difficultés érectiles dues à des lésions neurologiques par des injections de cellules musculaires ?

Catherine Solano le 16/12/2006 à 14:37
Améliorer les difficultés érectiles dues à des lésions neurologiques par des injections de cellules musculaires ?  pannes sexuelles

Des chercheurs ont cherché (c’est leur métier !) comment améliorer l’érection d’hommes dont les nerfs érectiles sont lésés. Ils ont voulu tester l’effet de cellules dérivées des muscles en injections dans le pénis.

Pour cela, ils ont travaillé sur des rats. Mais comment s’y prendre ?
Des cellules dérivées de muscles étaient injectées dans le pénis des rats, au niveau de chaque corps caverneux. Puis, on procédait à une section volontaire des nerfs (Pauvres rats, voilà ce que j’en pense !)
Ensuite, 2 ou 3 semaines plus tard, les chercheurs envoyait une stimulation électrique puis mesuraient la pression artérielle pénienne intracaverneuse (avec des micro brassards à appliquer autour du pénis peut-être ?)…
Les groupes de rats qui avaient reçu en injection des cellules dérivées des muscles avaient une pression plus basse après 2 à 4 semaines, donc les artères intracaverneuses plus relaxées.
Conclusion : Les injection de cellules dérivées de muscle dans les corps caverneux du pénis pourraient faciliter la réparation des difficultés d’érection après des atteintes des nerfs du pénis.
Quel est l’intérêt ? C’est que pour les hommes qui subissent une lésion accidentelle, ou bien suite à un diabète ou une maladie neurologique, on pourra peut-être aller dans cette piste pour trouver une solution.
Petit problème : c’est qu’on injecte les cellules AVANT d’abîmer les nerfs. Je vois mal proposer à des hommes bien portants des injections régulières dans le pénis, au cas où leurs nerfs érectiles seraient lésés…
Références : Injection of skeletal muscle-derived cells into the penis improves erectile function
International Journal of Impotence Research (2006) 18, 329–334. doi:10.1038/sj.ijir.3901434; published online 8 December 2005
Y Kim, F de Miguel, I Usiene, D Kwon, N Yoshimura, J Huard and M B Chancellor



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Un jour peut-être, vous mettrez votre pénis en culture ! Ou un futur traitement pour les dysfonction érectile ?

Dr Catherine Solano le 29/06/2006 à 15:30
Un jour peut-être, vous mettrez votre pénis en culture ! Ou un futur traitement pour les dysfonction érectile ?  pannes sexuelles

Que faire contre la dysfonction érectile (nom savant médicalement correct des pannes à répétition !) ?
Prendre un traitement ? Hé oui, c’est efficace, et même très efficace.
Mais dans les cas vraiment graves où les artères sont abîmées, les cellules érectiles lésées, cela peut ne pas fonctionner. En effet, un médicament a besoin d’un organe qui conserve un état de fonctionnement minimum pour agir.
Que faire quand ce minimum n’est plus là ?

Des chercheurs ont eu une idée : puisque les cellules érectiles du pénis sont abîmées, puisqu’elles sont peu nombreuses à fonctionner, si on en ponctionnait quelques-unes, qu’on les mettait en culture et qu’on les réinjectait dans les mêmes pénis pour voir ce que ça donne…
Aussitôt dit, aussitôt fait… sur des lapins !
Après avoir prélevé des cellules de muscles et de vaisseaux péniens, les chercheurs les ont implantées sur une matrice riche en collagène, et les ont laissées se multiplier pendant 3 à 6 mois. Puis ils ont réimplanté ces pénis de culture sur les donneurs de départ.
Résultat : un mois plus tard, ils étaient sexuellement fonctionnels, leur fonction érectile restaurée, y compris l’éjaculation. Ils pouvaient avoir des rapports sexuels avec des femelles.
« Ce qu’on peut faire pour un lapin, on peut certainement le faire pour un humain » affirment les chercheurs. Qui a dit que les hommes étaient tous des lapins ? Pas moi en tout cas !

Donc, en cas de pénis abîmé, on pourra certainement faire quelque chose. Cela semble prometteur pour les hommes jeunes souffrant de malformation, de dysfonction érectile importante.
En ce qui concerne les hommes souffrant de troubles érectiles associés à des artères en mauvais état, les chercheurs sont moins optimistes pour l’instant. En effet, si les artères qui apportent le sang au pénis sont en mauvais état, restaurer un pénis fonctionnel aura seulement un effet passager. Une mauvaise irrigation sanguine reproduira les conditions d’une nouvelle insuffisance circulatoire qui abîmera les nouvelles cellules péniennes comme c’était le cas pour les anciennes.

Alors même si vous pouvez attendre ces progrès, pensez à prendre soin de vos artères !
Et j’ajoute un détail qui n’en est pas un : ces chercheurs travaillent sur les cellules de tous les organes du corps pour pouvoir soigner toutes sortes de maladies. Ils ne sont pas obsédés de la culture de pénis, et cette recherche n’est pas un canular !

(A ce propos, j’ai écrit un livre au sujet des artères : Prévenir Alzheimer, cancers et Infarctus chez Robert Laffont… Or, tout ce qui prévient l’infarctus prévient aussi les troubles de l’érection !)

Bibliographie : K.-L. Chen, abstract 1323, annual meeting of the American Urological Association, Atlanta, May 20-25, 2006. Anthony Atala, MD, director, Institute for Regenerative Medicine at Wake Forest Baptist Medical”


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